La Commission européenne devra adopter elle-même la décision sur le déclenchement de la 'clause de sauvegarde' rétablissant des droits de douane sur le riz indica en provenance du Cambodge et de la Birmanie (EUROPE 12140).
Les experts des États membres de l'Union européenne, réunis le 4 décembre au sein du comité des préférences généralisées, n’ont pas réussi à dégager une majorité pour ou contre la proposition de la Commission. Celle-ci vise à appliquer, à partir de la mi-janvier 2019, aux importations de riz cambodgien et birman qui sont actuellement effectuées en franchise, un droit de 175 €/tonne progressivement réduit à 150 €/t en 2020 et 125 €/t en 2021.
Réclamée au départ par l’Italie, cette mesure a été soutenue par treize États membres (dont la France), tandis que sept pays se sont abstenus (dont l’Allemagne) et huit ont voté contre (dont le Royaume-Uni).
Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) demandent l’activation de cette mesure de sauvegarde « dès que possible afin de soulager l’ensemble du secteur européen du riz ». (Lionel Changeur)