Le représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a fait le point, mercredi 19 juillet, avec la présidente du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, Borjana Krišto, sur les progrès réalisés par le pays sur la voie de l’adhésion à l’UE ainsi que sur les défis qui l’attendent. La question de la Republika Srpska - l'entité serbe du pays - a, logiquement, occupé une place importante dans les discussions (EUROPE 13221/5).
« Nous savons - et nous l'avons expliqué au cours de la réunion - qu'il y a de sérieux défis à relever. Je souhaite ici faire référence en particulier aux initiatives, lois et annonces de la Republika Srpska (EUROPE 13216/11) qui, d'après ce que j'ai compris, vont à l'encontre de la perspective d'adhésion à l'UE du pays et isolent davantage cette entité de l’Europe », a commenté M. Borrell à l’issue du Conseil de stabilisation et d’association UE/Bosnie-Herzégovine.
Le Haut Représentant a déploré la « rhétorique et les actions provocatrices de division, y compris la remise en question de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays ainsi que la glorification des criminels de guerre condamnés », et assuré que « ces actions, si elles se poursuivent, pourraient avoir de graves conséquences ».
Il a également aussi indiqué que l’UE avait la capacité de réagir et que cela se ferait en cas de « stricte » nécessité.
Par ailleurs, un certain nombre de progrès ont été notés par l’UE, à commencer par l'alignement du pays avec l’UE en matière de politique étrangère et de sécurité. « Vous en êtes maintenant à 94%, ce qui représente un alignement presque complet », a complété M. Borrell.
L’accent a également été mis sur l’importance de respecter les engagements pris le 12 juin 2022 (EUROPE 12970/17) pour faire avancer le pays sur la voie européenne ainsi que sur le fait de poursuivre les progrès sur les 14 priorités clés requises pour l’ouverture des négociations d’adhésion. (Thomas Mangin)