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Bulletin Quotidien Europe N° 13227
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POLITIQUES SECTORIELLES / CompÉtitivitÉ

Cinq États membres appellent à créer une structure spécifique à la Commission pour mettre en œuvre l'autonomie stratégique ouverte

La Belgique, la Finlande, les Pays-Bas, le Portugal et la Slovaquie ont proposé des pistes de réflexion pour renforcer l'autonomie stratégique ouverte de l'UE, dans un document non officiel ('non paper') publié mercredi 19 juillet. Le document vise notamment à « identifier des secteurs politiques qui ont besoin d'une plus grande attention » pour renforcer l'autonomie stratégique ouverte. 

Les cinq pays suggèrent d'ailleurs la création d'une structure « inter-direction générale » à la Commission européenne pour chapeauter ces travaux. En outre, l'autonomie stratégique ouverte devrait faire partie du portefeuille d'un des vice-présidents de la Commission.

Le document identifie trois grandes « lignes d'efforts » pour créer une véritable autonomie stratégique ouverte : - le renforcement des bases de la politique économique de l'Union ; - la réduction des risques associés aux dépendances stratégiques ; - l'expansion de l'action géopolitique de l'UE. 

Les recommandations du premier de ces trois piliers correspondent en grande partie aux pistes fournies par la Commission et le Conseil dans leurs travaux sur la compétitivité à long terme (EUROPE 13143/3, 13180/2). L'harmonisation du paquet réglementaire de l'UE ou encore la lutte contre les barrières à la libre circulation au sein du marché unique sont ainsi évoquées.

Il importe également d'investir dans la formation de la main-d'œuvre et dans la recherche et le développement : « Nous devons nous efforcer d'atteindre l'objectif de dépenses publiques et privées dans la recherche et le développement à hauteur de 3% du PIB », indiquent les cinq pays. 

La sécurité économique fait partie intégrante de l'autonomie stratégique et les auteurs du document ne manquent pas de le rappeler. Ils suggèrent, à travers leur deuxième pilier sur la réduction des dépendances stratégiques, de travailler sur la base des récentes propositions de la Commission en la matière (EUROPE 13188/2). 

Ils vont même plus loin : il faut une « coordination plus étroite entre les États membres sur le filtrage des investissements et les mesures de contrôles des exportations ainsi que sur la riposte aux transferts de technologie forcés », indiquent les cinq pays membres.

Ils précisent toutefois que l'UE doit rester la plus ouverte possible et que les accords de libre-échange sont un très bon outil pour la résilience de l'UE, selon eux.

Enfin, pour les auteurs du document, l'autonomie stratégique ouverte doit aussi passer par la géopolitique et notamment la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). L'efficacité de la PESC peut, par exemple, être renforcée à travers le processus de décision, d'après eux.

Ils recommandent également une plus grande coopération UE-OTAN et cela peut se faire avec une coopération institutionnelle et une feuille de route qui « opérationnalise la coopération généralisée ». 

Voir le document : https://aeur.eu/f/86e (Léa Marchal)

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