La Commission européenne a annoncé, jeudi 20 juillet, avoir autorisé deux mesures d’aide allemandes visant à soutenir ThyssenKrupp Steel Europe (tkSE), d'une part pour réduire l’empreinte carbone de son processus de production d’acier, et d'autre part pour accélérer l'utilisation d'hydrogène renouvelable sur son site de Duisburg.
Les aides devraient prendre la forme d’une subvention directe d'un montant maximal de 550 millions d'euros et d’un mécanisme de paiement conditionnel d'un montant maximal de 1,45 milliard d'euros.
La subvention directe soutiendra la construction d'une usine de réduction directe et de deux fonderies d'acier à Duisburg (Allemagne). Ces unités sont destinées à remplacer un haut-fourneau existant.
L’usine devrait être opérationnelle en 2026. Dans un premier temps, cette nouvelle usine fonctionnera au gaz naturel, mais ce combustible devrait être progressivement abandonné et la nouvelle usine devrait être alimentée exclusivement par de l'hydrogène renouvelable à partir de 2037.
Le mécanisme de paiement conditionnel couvrira les coûts supplémentaires liés au recours à l'hydrogène renouvelable à la place d'hydrogène bas carbone. Il est prévu que tkSE organise une procédure de mise en concurrence pour l'hydrogène renouvelable et l'hydrogène bas carbone.
Le projet devrait éviter la libération de plus de 58 millions de tonnes de dioxyde de carbone pendant sa durée de vie, selon la Commission.
Le groupe tkSE s'est engagé à partager le savoir-faire technique acquis dans le cadre du projet avec le monde universitaire et avec l'industrie. (Émilie Vanderhulst)