Même en l'absence d'obstacles juridiques par rapport aux travailleurs migrants ressortissants de pays tiers, une nouvelle étude de l'ETUI (l’Institut syndical européen), publiée le 19 juillet, « montre que les travailleurs mobiles intra-UE sont également confrontés à des difficultés similaires sur le marché du travail, avec des probabilités d'emploi généralement plus faibles et des emplois de moindre qualité pour le même niveau de compétences ».
Les flux de mobilité intra-UE sont considérables et particulièrement importants dans les secteurs qui font un usage intensif de travailleurs détachés, de travailleurs en sous-traitance et de travailleurs saisonniers, tels que l'agriculture, la transformation de la viande, le transport routier de marchandises et la construction.
Les travailleurs mobiles à court terme sont considérés en général comme privilégiés par rapport aux autres migrants, mais sont pourtant confrontés « à des risques élevés de travailler sur des contrats temporaires - et surtout à très court terme - et dans des professions peu qualifiées. Ils ont tendance à travailler en dessous de leur niveau de compétences et de qualifications et pour un salaire inférieur à celui auquel on pourrait s'attendre dans le pays d'accueil - même s'il est supérieur à celui du pays d'origine ».
Cette situation ouvre la porte à l'exploitation et à une pression à la baisse sur les emplois et les conditions de travail des travailleurs dans le pays d'accueil, ajoute ETUI.
Lien vers l’étude : https://aeur.eu/f/869 (Solenn Paulic)