Sans les paiements de la politique agricole commune (PAC), une grande partie des zones soumises à des contraintes naturelles (montagnes, terres situées dans des territoires arides ou froids) risquerait d'être abandonnée, selon une étude publiée mercredi 19 juillet par la Commission européenne.
Les paiements directs et les investissements réalisés dans le cadre des programmes de développement rural « contribuent à maintenir l'agriculture et les moyens de subsistance des populations rurales dans ces zones particulières », d’après cette étude.
L’écart de revenu entre les exploitations situées dans ces zones défavorisées et celles en dehors reste important : 20,4% de moins dans les zones de montagne et 26,5% de moins dans ces zones hors montagne. « Sans soutien public, une part importante de ces exploitations devraient cesser leurs activités », selon le rapport.
Les données montrent que les exploitations spécialisées dans les grandes cultures dans les zones à contraintes de montagne et hors montagne utilisent respectivement 55 et 26% d'engrais azotés en moins par rapport aux exploitations du même type en dehors de ces zones difficiles. De même, parmi les exploitations spécialisées dans les cultures permanentes, les dépenses par hectare en pesticides dans les exploitations des zones à contraintes naturelles de montagne et hors montagne sont respectivement inférieures de 56 et 49% à celles des exploitations en dehors de ces zones.
Pour en savoir plus : https://aeur.eu/f/868 (Lionel Changeur)