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Bulletin Quotidien Europe N° 13074
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RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

La Commission présente une nouvelle stratégie pour améliorer la sécurité sanitaire mondiale

La Commission européenne a adopté, mercredi 30 novembre, une nouvelle stratégie de l’UE en matière de santé mondiale afin d'améliorer la sécurité sanitaire mondiale et d'assurer une meilleure santé pour tous dans un monde en mutation (EUROPE 13052/23).

« La Covid-19 est bien sûr la toile de fond et le signal d'alarme » de cette stratégie, a expliqué la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, devant les médias.

Ainsi, la santé n’est plus seulement « une question de pharma et de médecins », mais une « question géopolitique », a souligné le Haut Représentant de l’UE, Josep Borrell. Selon lui, il est nécessaire d’avoir une approche « dont la coopération internationale, les aspects sécuritaires et la nécessité de garantir notre autonomie stratégique ouverte sont une réalité ».

Avec cette stratégie, l’UE compte « renforcer son rôle de chef de file et réaffirmer sa responsabilité dans la lutte contre les principaux défis mondiaux et les inégalités en matière de santé ». La stratégie vise à regagner le terrain perdu pour atteindre les cibles universelles liées à la santé dans les Objectifs de développement durable 2030.

Concrètement, la Commission met en avant trois priorités. La première porte sur une meilleure santé et un meilleur bien-être, notamment en regagnant le terrain perdu en matière de santé universelle dans les objectifs de développement durable de 2030 en favorisant les facteurs de bonne santé, en s'attaquant aux causes profondes de la mauvaise santé et en apportant une attention particulière aux femmes, aux filles et aux personnes en situation de vulnérabilité.

La Commission veut aussi faire progresser la couverture sanitaire universelle avec des systèmes de soins de santé primaires plus équitables et une meilleure capacité à répondre aux besoins sanitaires d'urgence, mais aussi en tirant parti de la numérisation et de la recherche et en remédiant aux déséquilibres en matière de main-d'œuvre.

Enfin, elle plaide pour la lutte contre les menaces sanitaires, y compris les pandémies, avec de nouvelles règles internationales et le renforcement des capacités de surveillance, de prévention et de détection des menaces, une plateforme permanente pour le développement et l'accès aux vaccins, l’approche ‘Une seule santé’ et la maîtrise de la résistance aux antimicrobiens (AMR). « La pandémie silencieuse de la résistance aux AMR pourrait être la prochaine » pandémie, selon Mme Kyriakides.

La stratégie souligne également l'importance de s'attaquer aux facteurs importants de mauvaise santé que sont, notamment, le changement climatique et la dégradation de l'environnement, la sécurité alimentaire, les conflits et autres crises humanitaires.

Elle promeut en outre une nouvelle approche de la coopération et des partenariats mondiaux. Il s’agit notamment d’avoir une Organisation mondiale de la santé (OMS) « plus forte, plus efficace, plus responsable et financée de manière durable au cœur du système multilatéral ». Mme Kyriakides a plaidé pour la présence de l’UE à la table de l’OMC : « Cela devrait commencer par un statut d'observateur officiel et se poursuivre par une adhésion à part entière ».

La Commission européenne plaide aussi pour une gouvernance mondiale sans double emploi et une attention politique forte pour la santé, une souveraineté en matière de santé avec les partenariats internationaux élargis fondés sur la copropriété et la coresponsabilité dans le cadre du Global Gateway, et enfin, un financement plus efficace en favorisant des financements innovants, des mécanismes de financement commun et des co-investissements, notamment avec le secteur privé.

Selon la commissaire au Développement, Jutta Urpilainen, l'instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (NDICI) sera mobilisé. « Il s'agira notamment de la fenêtre de développement humain dans le cadre du FESD+, qui générera des investissements accrus de la part du secteur privé », a ajouté la commissaire. Selon elle, l’UE va aussi promouvoir de nouvelles méthodes de financement au niveau mondial, « en créant un espace fiscal pour les réformes des systèmes de santé dans les pays partenaires ».

Mme Kyriakides a annoncé que, comme elle l’a déjà fait avec le Département de la Santé américain, l’UE était en train de négocier des partenariats de coopération avec la Corée du Sud et le Japon et qu’elle allait signer un accord de coopération avec l’OMS dans les prochaines semaines.

Pour atteindre les objectifs de la stratégie, la Commission plaide pour une nouvelle gouvernance européenne pour assurer le leadership, avec la mobilisation de toutes les politiques internes et externes en faveur de la santé mondiale, l’utilisation de la voix « unique et puissante » de Team Europe, le renforcement de la coordination avec les États membres en liant les actions et les fonds aux priorités sanitaires, et enfin, un suivi de la mise en œuvre de cette stratégie.

Voir la stratégie : https://aeur.eu/f/4ds (Camille-Cerise Gessant)

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