Les eurodéputés membres de la commission de l’Industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE) du Parlement européen ont fait le point, mardi 29 novembre, sur le rapport pour avis de l’eurodéputée finlandaise Henna Virkkunen (PPE) concernant la sécurité de l’information dans les institutions, organes et agences de l’UE.
« Une partie de la stratégie doit reposer sur le fait que toutes les institutions, agences et organes de l’UE aient une même structure, car elles partagent de plus en plus d’informations et de données - classées, non classées ou sensibles - et ont des règles qui diffèrent », a déclaré Mme Virkkunen.
L’eurodéputée finlandaise plaide ainsi en faveur d’une approche reposant sur un système 'need to know', qui permettrait uniquement à celles et ceux qui ont besoin d’accéder à certaines informations pour effectuer leurs tâches d’y accéder.
Du côté des autres groupes politiques du PE, les Verts/ALE ont, par la voix de Mikuláš Peksa (tchèque), fait savoir qu’ils soutenaient une partie importante des dispositions du texte, comme les normes minimums communes, l’évaluation des contractants et sous-contractants ou encore le rôle renforcé de l’Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité.
Toutefois, le groupe devrait déposer plusieurs amendements pour éviter le recours fréquent à la classification confidentielle des documents. « De plus en plus, les institutions veulent classer des informations qui devraient être publiques, comme les contrats portant sur les vaccins. On rencontre ce problème alors que la transparence est clef », a estimé M. Peksa.
En outre, plusieurs amendements devraient aussi être déposés par les Verts/ALE en matière d’accès aux documents et de protection des lanceurs d’alerte.
Les compétences de la commission ITRE - associée sur ce dossier - reposent principalement sur la cybersécurité et les systèmes d’informations intelligents.
Par ailleurs, Mme Virkkunen est rapporteur concernant l’autre volet de ce dossier, relatif à un niveau commun élevé de cybersécurité au sein des institutions, organes et agences de l’UE (EUROPE 13066/5). (Thomas Mangin)