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Bulletin Quotidien Europe N° 12763
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ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

Josep Borrell estime que la Boussole stratégique est le document de son mandat

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a estimé, mercredi 14 juillet, que la Boussole stratégique était « le » document de son mandat.

« Je préfère concentrer mes forces sur un document qui marque le futur de l’Europe », a-t-il expliqué devant la commission des Affaires étrangères et les sous-commissions ‘Sécurité et Défense’ et ‘Droits de l’homme’ du Parlement européen. Le Haut Représentant a ajouté qu’il entend être ambitieux et pragmatique, rappelant qu’il y avait un très large éventail de positions des États membres et qu’il faudra une adoption à l’unanimité.

Selon lui, et au vu des nombreuses contributions reçues des États membres, « cela veut dire qu’ils sont intéressés, que l’exercice est important, et qu’il faut y être, qu’il est évident qu’il faut bâtir une culture commune vis-à-vis des menaces auxquelles faire face ».

Mais pour le Haut Représentant, « ça suffit de discuter, de recevoir de nouvelles idées et d'avoir un brassage des textes qui se cumulent ! On a déjà trop discuté, il faut présenter un projet ! » Celui-ci devrait arriver en novembre et la version finale devrait être adoptée en mars 2022.

M. Borrell a expliqué qu’il valait mieux qu’il y ait un certain nombre de propositions et que le document ne devait pas « être perçu comme un baratin de plus ».

Il a mis en avant l’idée d'une force de première entrée (EUROPE 12714/5). Expliquant que tout le monde s’était félicité de la rapidité de l’accord pour établir une mission au Mozambique – huit mois, alors que les troupes ne sont pas encore sur le terrain, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines -, le Haut Représentant a estimé que « huit mois, ce n’est pas trop vite ». « Si on veut être un 'security provider' (fournisseur de sécurité, NDLR), dès qu’il y a un problème, il faut agir, mais le lendemain, pas dans un an », a-t-il expliqué pour justifier cette force de première entrée.

Au-delà du premier projet de 'Boussole stratégique', le Haut Représentant devrait présenter trois stratégies d’ici la fin de l’année. Il s'agit de la communication sur l’Arctique, prévue pour octobre, une autre sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration, fin septembre et enfin, toujours en septembre, la stratégie tant attendue sur la région indo-pacifique. « Le siècle qui arrive sera écrit à cet endroit », a estimé M. Borrell. Selon lui, la stratégie devrait revenir sur la connectivité, la défense, l’économie, l’innovation ou encore la recherche.

Interrogé sur de nombreux sujets d’actualité, M. Borrell s’est notamment étonné que, lors du Conseil 'Affaires étrangères' du 12 juillet, aucun État membre n’ait plaidé pour des sanctions envers l’Éthiopie (EUROPE 12760/13). Un cadre de sanctions envers le Liban, par contre, est en cours de rédaction (EUROPE 12760/12). « On ne peut pas transformer les sanctions en un instrument qui sert à servir nos intérêts politiques », a prévenu le Haut Représentant, ajoutant que cela devait servir à sanctionner ce qui doit l’être. Il a aussi avoué qu'alors que la proposition initiale du régime de sanctions liées aux violations des droits de l’homme comportait la possibilité de sanctionner la corruption, les États membres ont supprimé cette possibilité. Le PE est en faveur d’une telle introduction (EUROPE 12758/15).

Le Parlement défend également la fin de l’unanimité dans les Affaires étrangères, ce qui nécessite un vote à l’unanimité. M. Borrell a douché l’espoir des députés, expliquant qu’il y avait un « refus pur et simple » de nombreux États membres et que d’autres restaient silencieux, mais n’en pensaient pas moins. (Camille-Cerise Gessant)

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