Les ministres et représentants des États membres ont adopté, dans le cadre de la première journée du Conseil ‘Compétitivité’, lundi 29 mai, des conclusions demandant à la Commission européenne de présenter une stratégie industrielle « holistique » pour le printemps 2018.
Le document reste inchangé par rapport à la version consultée par EUROPE plus tôt dans le mois (EUROPE 11790). Les États membres attendent notamment que la stratégie se concentre sur les PME, les start-ups et les entreprises en pleine expansion. Les États membres requièrent ainsi de l’institution qu'elle inscrive la stratégie dans son programme de travail pour 2018, et réclament un plan d’action concret, ainsi qu’une étude d’impact des initiatives prises depuis 2015 au niveau européen en matière de politique industrielle.
Selon Étienne Schneider, vice-Premier ministre luxembourgeois, ce serait pour mars. Lors du débat qui s’est tenu en amont, l’Allemagne et le Luxembourg ont insisté pour que cette stratégie fixe des objectifs sur le long terme, à savoir 2030. Les États membres scandinaves ont, de leur côté, exprimé leur crainte que cette stratégie devienne un système de subventions pour des industries obsolètes.
La commissaire au ‘Marché intérieur et à l’Industrie’, Elżbieta Bieńkowska, a pris acte des conclusions. En conférence de presse, elle s’est déclarée favorable à la stratégie demandée par le Conseil, en précisant qu’elle pourrait se traduire en un « document horizontal » avec « quelques approches sectorielles », avant d’ajouter que les débats en interne sur le sujet étaient difficiles.
Une source diplomatique a expliqué à EUROPE que les traités européens ne confèrent qu’une compétence de coordination à la Commission européenne en la matière. (Pascal Hansens)