La Commission européenne a proposé, mardi 30 mai, de doter le Corps européen de solidarité d'une base juridique et d'un budget spécifique de 341,5 millions d’euros pour la période 2018-2020.
Le Corps européen de solidarité a été lancé par la Commission en décembre 2016 (EUROPE 11684). Il propose à des jeunes entre 18 et 30 ans de participer à un éventail d'activités de solidarité à travers des actions de volontariat ou la concrétisation de projets professionnels encadrés par un contrat de travail.
La nouvelle initiative s'inspirera du programme 'Service volontaire européen' (SVE) qui s'achèvera début 2018. « Pour mettre en œuvre le Corps européen de solidarité, nous pourrions nous appuyer sur les riches expériences du SVE. Pendant 20 ans, le SVE a fourni l'opportunité aux jeunes de participer à des projets de volontariat. Nous voulons désormais augmenter le volume de ces projets et offrir de nouvelles opportunités aux jeunes dans les 28 États membres », a déclaré le commissaire à la Jeunesse, Tibor Navracsics.
Fin avril, le nombre de jeunes inscrits dans la base de données du corps européen a franchi la barre des 28 000. Et depuis l'ouverture de cette base de données aux organisations au mois de mars, plus de 4 000 participants ont été contactés, plus de 80 offres ont été présentées et les premiers participants ont déjà entamé leurs projets.
Jusqu’ici, l’initiative reposait sur des programmes de financement de l'UE existants, au moyen d'appels à propositions. Elle bénéficiait plus particulièrement des ressources financières existantes du programme Erasmus+, du programme de l'UE pour l'emploi et l'innovation sociale (EaSI), du programme LIFE, du Fonds 'Asile et migration', du programme 'Santé', du programme 'L'Europe pour les citoyens', du Fonds européen de développement régional et du Fonds européen agricole pour le développement rural.
La proposition de ce jour confère un budget spécifique au Corps européen de solidarité : 341,5 millions pour une période de 3 ans. « Cela représente une augmentation de 25% par rapport aux moyens actuels », a expliqué une source de la Commission, indiquant que cet argent provenait des marges non utilisées.
Parmi les autres nouveautés, le programme soutiendra des projets de groupes (10 à 40 personnes de pays différents) pour une période de 2 semaines à 2 mois. Il soutiendra également financièrement des initiatives populaires développées par un minimum de 5 jeunes sur une période de 2 à 12 mois. Il créera, par ailleurs, un label de qualité pour les organisations qui participent de manière exemplaire à ce corps de solidarité, ces labels étant distribués par les agences nationales d’Erasmus+.
L’objectif de la Commission est d’atteindre, grâce à ce corps de solidarité, 100 000 jeunes d'ici à la fin de l'année 2020. (Sophie Petitjean)