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Bulletin Quotidien Europe N° 11798
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ACTION EXTÉRIEURE / Russie

M. Macron veut une rencontre en format Normandie dans les prochains jours

Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé, lundi 29 mai, qu’il souhaitait qu’une rencontre en format Normandie (Ukraine, Russie, France, Allemagne) au niveau des présidents et de la chancelière se tienne dans les prochains jours, pour discuter de la situation dans l’est de l’Ukraine.

« Notre souhait est que dans les meilleurs délais puisse se tenir un échange sous le format Normandie avec l’Allemagne et l’Ukraine et qu’un bilan complet des éléments puisse être partagé et, en particulier, que nous ayons un rapport détaillé de l’OSCE », a expliqué le président français lors d’une conférence de presse avec son homologue russe, Vladimir Poutine, à Versailles (France). M. Macron a précisé que la réunion aurait lieu « dans les prochains jours ou semaines ». Il a souhaité que l’OSCE participe au début de la rencontre et son rapport « exprime la réalité, en particulier la situation des armements aux frontières et des zones de conflit ».

M. Macron a expliqué qu'il avait la « volonté que l’on puisse, dans le cadre des engagements de Minsk, aboutir à une désescalade du conflit et des conséquences que de part et d’autre il a pu générer ». Les Européens ont pris de nombreuses sanctions contre la Russie en lien avec la crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée, sanctions auxquelles Moscou a répliqué. Le président français a d’ailleurs rappelé que le G7 n’excluait pas l’escalade de sanctions, si besoin était, précisant que cela n’était « pas (son) souhait ». L’objectif est « d’arriver dans le cadre de Minsk à trouver des solutions et que, du côté ukrainien et du côté russe, il y ait une désescalade », a ajouté M. Macron. De son côté, M. Poutine a estimé que « les sanctions n’aideraient pas à trouver une solution » à la crise ukrainienne.

Dans sa déclaration publiée à l’issue de sa rencontre des 26 et 27 mai à Taormina (Italie), le G7 (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, États-Unis, Canada et Japon) a rappelé que la durée des sanctions était « clairement liée » à la mise en œuvre complète, par la Russie, de ses engagements dans le cadre des accords de Minsk et du respect de la souveraineté de l’Ukraine. Les sanctions pourront être levées quand Moscou remplira ses engagements, toutefois le G7 « reste prêt à prendre des mesures restrictives supplémentaires afin d’augmenter le coût (la pression) sur la Russie si ses actions le nécessitent », a-t-il prévenu. Les pays du G7 ont aussi rappelé qu’une solution durable à la crise ukrainienne ne pouvait être atteinte qu’avec la pleine mise en œuvre des accords de Minsk par toutes les parties. (Camille-Cerise Gessant)

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