Au Parlement européen, mardi 30 mai, la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a promis de rappeler aux autorités chinoises, lors du sommet UE/Chine, en fin de semaine à Bruxelles, la nécessité que la Chine ouvre son marché aux entreprises européennes. Elle a annoncé pour 2018 un échange des offres sur l'accès au marché dans les négociations pour un accord d'investissement UE/Chine.
« Nous avons été impressionnés par le discours du président chinois Xi Jinping (en faveur du libre-échange lors du Forum économique mondial de Davos en janvier, NDLR), mais moins par la réalité. C'est encore très compliqué pour les entreprises européennes de pénétrer sur le marché chinois. Nous voulons de la réciprocité, une égalité de traitement », a expliqué Mme Malmström.
Auparavant, l'eurodéputé allemand Daniel Caspary (PPE) lui avait demandé de relayer auprès des autorités chinoises les « inquiétudes » des Européens concernant l'insuffisante ouverture du marché chinois aux investissements étrangers, le non-respect par la Chine des règles du système commercial multilatéral et la nécessité d'un « comportement fiable ».
Tandis que la partie européenne attendait du sommet UE/Chine qu'il donne un élan aux pourparlers pour un accord bilatéral sur l'investissement, lancés en 2013, Mme Malmström a annoncé mardi que les négociateurs européens et chinois « [s'étaient] entendus », lors du 13ème round de négociations, la semaine dernière, sur un échange d’offres « qui aura lieu l’année prochaine ».
« Il reste des divergences, mais la position de la Chine est claire : nous voulons voir cet accord aboutir rapidement », a assuré le ministre chinois du Commerce, Li Chenggang, relayé par l'AFP.
Mercredi et jeudi, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, accueilleront le Premier ministre chinois, Li Keqiang, avec l'espoir d'approfondir des positions communes sur le commerce, malgré des frictions persistantes sur les dossiers de surcapacités chinoises (dans l'acier notamment), le statut d'économie de marché et le traitement de la Chine dans les enquêtes antidumping de l'UE. (Emmanuel Hagry)