L’Union européenne et le Royaume-Uni sont parvenus, mercredi 10 décembre, à un accord sur les possibilités de pêche pour 2026, couvrant près de 100 stocks dans l’Atlantique Nord-Est.
Cet accord garantit aux flottilles de l’UE la possibilité de pêcher jusqu’à 288 000 tonnes, pour une valeur de plus de 1,2 milliard d’euros.
En mai 2025, l’UE et le Royaume-Uni étaient convenus de garantir un accès réciproque complet aux eaux jusqu’en 2038. Cela a permis aux négociations de se concentrer sur la fixation des quotas globaux (TAC) pour 2026 et sur les mesures techniques. Par ailleurs, l’accord conclu aujourd’hui garantit un accès mutuel aux eaux pour la pêche au thon albacore jusqu’en 2030.
Plusieurs stocks clés dans la mer Celtique, la mer d’Irlande et la Manche – morue, églefin, merlan, sole et plie – ont chuté en dessous des seuils biologiques critiques. Pour favoriser le rétablissement rapide de ces populations, l’UE et le Royaume-Uni sont convenus d’un ensemble de mesures correctives, incluant une meilleure sélectivité des engins, des mailles plus larges et l’obligation d’utiliser des dispositifs sélectifs dans les pêcheries de langoustines en mer d’Irlande.
Des mesures de précaution sont également prévues pour certains stocks, notamment l’aiguillat (spurdog), les raies et les roussettes, ainsi que le bar.
Le Royaume-Uni indique avoir obtenu une augmentation des possibilités de pêche pour le lieu jaune et le bar européen, ainsi qu’un quota commercialement viable pour le hareng de la mer d’Irlande et une flexibilité géographique pour la sole dans la mer Celtique.
Détail de l'accord UE/Royaume-Uni : https://aeur.eu/f/jxr (Lionel Changeur)