La divulgation, dans la presse, d'un nouveau 'plan de paix' américano-russe, qui acterait la situation sur le terrain et prévoirait un affaiblissement militaire de l'Ukraine a contraint les dirigeants européens, vendredi 21 novembre, à échanger dans l'urgence pour tenter de coordonner une réponse à une initiative dont ils ont été écartés (EUROPE 13756/1).
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est ainsi entretenu avec ses homologues allemand, français et britannique. S'il a dit apprécier les efforts américains visant à mettre fin à la guerre, il a souligné, sur X, la nécessité de parvenir à « une paix juste et digne ».
De son côté, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a considéré que la ligne de contact devait demeurer « la base de toute négociation ».
Depuis Johannesburg, où elle participe au sommet du G20, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué que des discussions entre Européens auront lieu en marge du sommet, ainsi qu'avec M. Zelensky. « Rien ne peut être décidé sur l'Ukraine sans l'Ukraine », a-t-elle souligné.
Le président du Conseil européen, António Costa, a admis que l'Union européenne n'avait pas été « officiellement » informée de l'existence du plan américano-russe. Il a réitéré que l'UE demeurait « pleinement engagée à fournir un soutien indéfectible à l'Ukraine, basé sur le respect de la Charte des Nations Unies ».
Vendredi, la porte-parole de la Commission, Paulo Pinho, a assuré que les Européens continuaient leur travail intensif en vue de poursuivre le financement de l'Ukraine à moyen terme (EUROPE 13753/13). (Mathieu Bion)