La Commission européenne a adopté, mercredi 19 novembre, un rapport qui souligne que l’exclusion des équidés de la chaîne alimentaire est principalement due à un manque de médicaments adaptés.
Les solutions préconisées passent par une meilleure disponibilité des traitements, une coopération renforcée et des contrôles plus stricts pour lutter contre la fraude. La Commission privilégie une approche progressive, en exploitant pleinement le cadre juridique existant avant d’envisager des changements législatifs.
Le rapport évalue la situation concernant le traitement médical des équidés (chevaux, ânes, mules) et leur exclusion de la chaîne alimentaire, y compris les importations de pays tiers. Il répond à l’obligation prévue par le règlement 2019/6 sur les médicaments vétérinaires.
Selon le rapport, entre 5 et 95% des équidés sont exclus (selon les pays), surtout en raison de l’absence de médicaments autorisés pour les équidés producteurs d’aliments. Les motifs d’exclusion sont mal documentés. Or, selon le rapport, les équidés exclus peuvent être réintroduits illégalement dans la chaîne alimentaire, ce qui pose un risque de résidus de substances interdites. Certains équidés ne reçoivent pas de traitement pour éviter l’exclusion, ou sont abandonnés après exclusion, en raison des coûts d’euthanasie et d’équarrissage. (Lionel Changeur)