Dix ministres de la Recherche de pays membres de l'UE - l'Espagne, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Finlande, la Slovénie, la Suède, l'Irlande, les Pays-Bas et la France - ont adressé une lettre à Ekaterina Zaharieva, commissaire européenne chargée des Start-up de la Recherche et de l'Innovation, demandant à « regrouper les différents programmes de financement qui se chevauchent sous une gestion directe », mercredi 16 juillet.
Réunis à Copenhague, au Danemark, de façon informelle (EUROPE 13681/23), les ministres discuteront jeudi 17 juillet du financement de la recherche et de l'innovation dans le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP) de l'UE, présenté mercredi (voir autres nouvelles). Cette lettre, initiée par l’Espagne et l’Allemagne, a pour but de mettre l’accent sur le programme de recherche collaborative. « Le programme ‘Pilier 2’ relie les centres de recherche et les entreprises, petites et grandes, afin de relever les défis auxquels nous sommes confrontés en Europe, a souligné Juan Cruz Cigudosa, le secrétaire d'État espagnol à la Science, à l'Innovation et aux Universités, en amont de la réunion. « C'est le cœur de l'Europe, comme un programme Erasmus pour les étudiants ».
La lettre, signée par neuf ministres vendredi 11 juillet, a également été signée par la France mercredi. Les signataires souhaitent aussi « améliorer les possibilités de financement par capital-risque pour les 'start-up' et les ‘scale-up’ ». Ils estiment aussi qu’« un éventuel fonds de compétitivité doit être guidé exclusivement par les principes de compétitivité et d'excellence ».
Les ministres ont également réitéré leur volonté de voir un programme-cadre pour la recherche ‘Horizon Europe’ autonome (EUROPE 13677/2). Andrzej Szeptycki, sous-secrétaire d'État à la Science et à l'Enseignement supérieur de Pologne, a évoqué la déclaration de Varsovie soulignant l'importance d'un mécanisme financier autonome de l'UE pour le financement de la science (EUROPE 13597/20). Il voit d'un bon œil le fait de combiner compétitivité et cohésion.
« Nous sommes confrontés à de nombreux défis dans de nombreux domaines, qu'il s'agisse de sécurité, de compétitivité ou de la mise en œuvre d'une transition écologique solide. J'espère donc que le nouveau CFP [...] nous donnera également les outils nécessaires pour renforcer l'Europe dans ces domaines », a souligné de son côté Christina Egelund, ministre de l'Enseignement supérieur et des Sciences du Danemark.
Lire la lettre : https://aeur.eu/f/hwq (Anne Damiani)