Les ministres danois de l’Enfance et de l’Éducation, Mattias Tesfaye, et de la Culture, Jakob Engel-Schmidt, ont présenté aux eurodéputés de la commission de la culture et de l’éducation du Parlement européen, mercredi 16 juillet, les priorités de la Présidence danoise du Conseil de l’Union européenne pour les six mois à venir.
Ainsi que l'a avancé Mattias Tesfaye, la revalorisation de la formation professionnelle, la promotion de la mobilité des apprenants et l’adaptation des systèmes éducatifs à l’ère numérique seront les principaux objectifs du Danemark.
Il a évoqué l'importance de « rendre plus attrayantes l’éducation et la formation professionnelle » face à la pénurie de main-d’œuvre et a annoncé que la réunion informelle des ministres permettra d’adopter une « nouvelle déclaration sur la formation professionnelle dans le cadre du processus de Copenhague ».
Concernant le programme Erasmus+, le ministre a affirmé qu’il s’agissait d’une « priorité absolue » et qu’il comptait « faire de (son) mieux afin de promouvoir ce dossier ».
Il a aussi rappelé que « cela ne doit pas être un programme élitiste » et qu’« il est important que les jeunes de toute l’Europe et de différentes origines aient la possibilité de voyager et de faire l’expérience d’autres cultures ».
Aussi, en septembre, une conférence à Copenhague permettra de rassembler des jeunes de toute l'Europe afin de définir les orientations de la prochaine génération du programme Erasmus+.
Au sujet des problématiques liées au numérique au regard de l'éducation, du bien-être des jeunes et de la protection des enfants, il faudrait un bon équilibre entre outils numériques et méthodes d’enseignement traditionnelles, selon Mattias Tesfayes.
Par ailleurs, le ministre a ajouté que son pays était « absolument en faveur de la protection accrue des enfants en ligne ».
Jakob Engel-Schmidt, quant à lui, a rappelé le rôle de la culture, des médias et du sport dans le renforcement des institutions et valeurs démocratiques face aux menaces extérieures.
Il a insisté sur le besoin d’« une réglementation sur les droits d’auteur qui évolue en allant de pair avec les progrès technologiques », notamment face à l’intelligence artificielle et aux contenus falsifiés par intelligence artificielle, les 'deepfakes'.
Il a demandé que l’IA ne puisse pas « photocopier un artiste » sans consentement et indiqué vouloir « jeter les bases pour mettre en place une bonne réglementation en la matière » au niveau européen. (Nithya Paquiry)