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Bulletin Quotidien Europe N° 13299
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Hong kong

Des eurodéputés plaident pour une position ferme de l'UE vis-à-vis du respect des droits humains et de l’État de droit à Hong Kong lors du prochain sommet UE-Chine

Les eurodéputés réunis en séance plénière à Strasbourg, mercredi 22 novembre, ont débattu des persécutions, de l'érosion de l'État de droit et du bafouement de l'indépendance judiciaire à Hong Kong. 

Une majorité d'entre eux a ainsi appelé l'UE à adopter une position ferme vis-à-vis de la Chine concernant le respect des droits humains et des engagements internationaux, notamment dans le cadre du prochain sommet UE-Chine, qui aura lieu en décembre (EUROPE 13290/15).

« Ce débat démontre que Hong Kong importe pour l’Europe », a déclaré Dubravka Šuica, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la démocratie et de la démographie. « L’autonomie, la démocratie, les droits fondamentaux démantelés à Hong Kong nous touchent directement ».

Elle a ainsi rappelé que les conclusions du Conseil européen de juillet 2020 en réponse à la loi sur la sécurité nationale imposée à Hong Kong par les autorités chinoises (EUROPE 12538/10) étaient toujours valables.

Toutefois, plusieurs députés ont regretté « une absence totale de réaction de la part du Conseil et de la Commission, ce qui est particulièrement frustrant », comme l'a exprimé Miriam Lexmann (PPE, slovaque).

Ce à quoi la commissaire Šuica a répondu que « nous continuons à mettre en œuvre le paquet de juillet 2020, mais nous n’envisageons pas de mesures supplémentaires (...) C’est le Conseil qui doit se prononcer à l’unanimité ».

Isabel Santos (S&D, portugaise) a demandé une nouvelle fois que les activistes pro-démocratie incarcérés soient libérés (EUROPE 13202/17) et a insisté pour que le sommet UE-Chine à venir « ne soit pas un simple soliloque diplomatique ».

« Nous demandons que les autorités arrêtent d’empêcher le travail des journalistes, nous condamnons les autorités chinoises, qui violent les droits fondamentaux de la communauté de Hong Kong (…) et demandons que tous les États membres suspendent leur traité d’extradition avec la Chine, Hong Kong et Macao », a-t-elle poursuivi.

« Nous n’avons pas entendu de condamnation claire de la part de l’UE par rapport à ce gouvernement communiste », a critiqué Anders Vistisen (ID, danois) : « La Chine se développe, est une puissance militaire, économique, et nous avons une attitude tout à fait souple par rapport à cette dictature ».

Fabio Massimo Castaldo (non-inscrit, italien) a appelé à ce que la situation à Hong Kong reste prioritaire, et ce, malgré le fait que le sujet ne fasse plus partie de l’actualité médiatique face « au caractère dramatique de la guerre en Ukraine et la situation en Palestine ».

Le conflit entre le Hamas et Israël s’est effectivement immiscé dans le débat, puisque Mick Wallace (la Gauche, irlandais) a jugé que le Parlement européen faisait preuve d’« incohérence » en condamnant la politique des autorités chinoises à Hong Kong, mais en ne prenant pas suffisamment en compte la situation des droits humains dans la Bande de Gaza en ne prenant pas position en faveur d'un « cessez-le-feu immédiat ».

Plusieurs députés, comme David Lega (PPE, suédois), ont, finalement, exprimé leurs doutes quant à l’importance qui sera accordée au respect des droits humains, de façon plus générale, lors du sommet UE-Chine de décembre. (Pauline Denys)

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