Alors que le déploiement de la vaccination progresse dans l'UE, la question de l'« optimisation » des restrictions imposées à la population pour endiguer la pandémie de Covid-19 fait l'objet de discussions aussi au niveau européen.
Le groupe de travail du Conseil de l'UE consacré à la santé publique a abordé le sujet lors d'une réunion, lundi 7 juin, sur la base d'une note préparée par la Présidence du Conseil et alimentée par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
« Bien qu'efficaces pour contrôler l'épidémie, certaines de ces mesures ont un coût socioéconomique important et peuvent avoir un impact négatif sur le bien-être physique et émotionnel des populations », souligne la note.
Elle juge par ailleurs « de la plus haute importance » que les États mettent en œuvre une stratégie en matière d'interventions non pharmaceutiques (INP) « qui équilibre les bénéfices épidémiologiques et les coûts socioéconomiques ».
Cela devrait être facilité par le déploiement des vaccins, insiste la Présidence, rappelant que leur absorption dans la population adulte de l'UE atteignait 42% pour au moins une dose de vaccin et 19% pour le cycle complet de vaccination, fin mai. « Chez les personnes âgées de 80 ans et plus, l'absorption moyenne du vaccin était de 80% pour au moins une dose et de 62% pour le cycle complet de vaccination », précise la note.
Pour l'ECDC, les INP telles que la distance physique et le port de masques peuvent être assouplies pour les personnes entièrement vaccinées, y compris les plus âgées. L'institution recommande toutefois de maintenir les INP dans les espaces publics et les grands rassemblements, quel que soit le statut vaccinal des personnes, ainsi qu'en cas de circulation élevée de variants.
De manière générale, les États sont également appelés à tenir compte des préoccupations relatives aux variants - notamment une éventuelle réduction de l'efficacité des vaccins à leur égard - et à maintenir les mesures de dépistage et de surveillance (EUROPE 12713/14). (Agathe Cherki)