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Bulletin Quotidien Europe N° 12737
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / États-unis

Les institutions européennes énoncent leurs attentes pour le sommet du 15 juin

Les députés européens, tout comme la Présidence portugaise du Conseil de l’UE et la Commission européenne, ont souligné, mercredi 9 juin, leurs attentes concernant le sommet UE-États-Unis, prévu le 15 juin à Bruxelles.

Lors d’un débat en session plénière du PE, plusieurs députés ont estimé que la rencontre devait être l’occasion de passer des paroles aux actes. Ils ont espéré des avancées dans de nombreux domaines, que ce soit en termes de commerce et de fiscalité, sur le climat ou en termes de politique étrangère.

Au nom du S&D, l’Espagnole Iratxe Garcia Pérez a souhaité que le sommet permette de relancer l’agenda transatlantique et de renverser les actions de Donald Trump. Pour Tonino Picula (S&D, croate), les deux parties doivent essayer de redéfinir leur relation sur un pied d’égalité et assumer leurs responsabilités.

Sa collègue du PPE, Ánna-Michelle Assimakopoúlou (grecque), a appelé les deux parties à « se concentrer sur ce qui nous unit et non ce qui nous désunit ».

Martin Schirdewan (La Gauche, allemand), lui, a estimé que l’UE ne devait pas être un vassal des États-Unis, mais qu’elle devrait pousser pour la paix et défendre ses propres relations avec la Russie et la Chine.

« Après des années de tensions, les attentes pour le sommet sont très grandes », a ajouté pour la CRE le Belge Geert Bourgeois. Selon lui, les deux parties devraient créer le Conseil transatlantique du commerce et des technologies (EUROPE 12726/17), développer une stratégie envers la Chine et collaborer au sommet des pays démocratiques.

 Dacian Cioloș (Renew Europe, roumain) a insisté sur la nécessité de rester solidaires entre démocraties et de répondre à ceux qui remettent en cause ce système « avec courage et fermeté ».

« S’il ne s’agit pas d’être d’accord sur tout (…), on doit faire des choses ensemble, renforcer la démocratie, lutter contre les paradis fiscaux et développer des positions communes sur la Chine », a expliqué, au nom du PPE, Radosław Sikorski (polonais).

Pour Reinhard Bütikofer (Verts/ALE, allemand), « si on veut créer un meilleur monde (building back a better world), nous devons mettre en exergue le besoin d’une initiative internationale d’investissement dans les infrastructures – d’une stratégie de connectivité ». Il a regretté que ce projet avance lentement.

Attentes importantes du côté de la Commission et du Conseil

Ana Paula Zacarias, la secrétaire d’État portugaise, au nom de la Présidence du Conseil de l’UE, a souligné pour sa part le « caractère symbolique » du sommet, qui devrait être « un jalon pour relancer » le partenariat transatlantique. Selon elle, la réunion devrait permettre des accords dans quatre domaines : - la lutte contre la pandémie de Covid-19 et la reprise économique ; - la protection de la planète et la croissance verte ; - le commerce ; - un ordre mondial « plus sûr et plus libre ».

Pour le vice-président exécutif de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, le sommet sera « l'occasion de montrer au monde que nous sommes déterminés à relever ensemble les défis mondiaux ».

Il a notamment espéré que le sommet puisse déboucher sur un programme commercial positif. « Nous nous engagerons à relever collectivement les défis posés par les économies non marchandes et, en tant que mesure de confiance, nous devons désamorcer et résoudre les différends commerciaux entre l'UE et les États-Unis », a-t-il ajouté, expliquant que l’UE voulait faire des progrès décisifs pour résoudre les différends bilatéraux dans l’affaire Boeing/Airbus et les mesures américaines de la section 232 sur l'acier et l'aluminium. Sur ce dernier point, il attend un geste de la part des Américains, après la suspension de l'augmentation des tarifs de l'UE sur une série de produits américains.

Selon un projet de déclaration du sommet de sept pages, vu par Reuters, les deux parties devraient s'engager à trouver une solution, avant le 11 juillet, au différend sur les subventions aux constructeurs aéronautiques, à lever avant le 1er décembre leurs droits de douane sur l'acier et à s'efforcer d'éviter tout conflit commercial à l'avenir.

Elles devraient aussi se mettre d’accord pour coopérer face à la Chine et sur la lutte contre le changement climatique. (Camille-Cerise Gessant)

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