Les députés européens votent, ce jeudi 10 juin et après en avoir débattu la veille, une proposition de résolution concernant la stratégie de cybersécurité de l’Union européenne pour la prochaine décennie. Cette proposition fait suite à une question parlementaire spécifique du président de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE), Cristian-Silviu Buşoi (PPE, roumain).
« La commission ITRE avait adopté cette proposition de résolution par 76 voix pour, zéro voix contre et deux abstentions. C’est une résolution très consensuelle et le texte devrait être adopté sans grande surprise », a indiqué à EUROPE une source proche du dossier, mercredi 9 juin.
La proposition de résolution énonce un certain nombre de principes directeurs et de recommandations sur la manière d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la stratégie de l’UE en matière de cybersécurité pour la décennie.
« Pour faire face aux défis du numérique, il faut de la résilience. Il faut pouvoir avoir un mécanisme de réponse rapide. C'est une des priorités de l'Union européenne. La sécurité est essentielle dans l’UE pour maintenir la compétitivité de notre économie et garantir la sécurité et la protection de nos citoyens », a déclaré M.Buşoi.
Concrètement, cette proposition de résolution insiste sur le fait de mettre la sécurité au centre de la réflexion afin que les produits connectés à Internet dans l’UE soient sûrs.
Le texte invite également la Commission européenne à éviter la dépendance à l’égard des fournisseurs d’accès et rappelle que le facteur humain est une donnée importante dans la stratégie en matière de cybersécurité. Ainsi, le texte appelle à poursuivre les efforts en termes de sensibilisation.
Par ailleurs, outre un recours plus large aux certifications afin de rehausser le niveau général de cybersécurité, la proposition de résolution indique qu'il est nécessaire d’obtenir les capacités pour répondre à la demande dans ce domaine en misant sur l’éducation et la formation.
Voir la proposition de résolution : https://bit.ly/3izLxLj (Thomas Mangin)