Lors d’une conférence de presse de l’Union européenne dans le cadre de la deuxième semaine de la COP30 à Belém (Brésil), lundi 17 novembre, le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra, a défendu le système d’échange de quotas d’émission (ETS) et le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (CBAM) comme éléments « essentiels sur le plan climatique » et « allant de pair ».
Marchés carbone. Sur la tarification du carbone, il s’est félicité de la mise en place, avec la Présidence brésilienne de la COP, d’une nouvelle 'Coalition ouverte pour des marchés du carbone conformes' (EUROPE 13748/12), afin que des initiatives similaires au système ETS de l’UE se mettent en place dans des pays comme le Brésil, la Chine, le Mexique ou encore le Chili.
M. Hoekstra souhaite que la tarification du carbone ait lieu dans le plus grand nombre de régions possible, « avec une portée aussi large que possible, aussi rapidement que possible, tout en reconnaissant que les régions ont des niveaux de prix différents ».
En particulier, il a salué le fait que la tarification carbone soit l'un des domaines de coopération « les plus réussis » avec la Chine.
Ajustement carbone aux frontières. Sur le mécanisme CBAM, qui a fait l’objet de critiques de la part de partenaires comme l’Inde, le Brésil ou encore les États-Unis (absents de cette COP), le commissaire a affirmé qu’il s’agissait d’un élément essentiel de la « boîte à outils » de l’UE pour éviter « les fuites de carbone ».
Face aux inquiétudes pour les entreprises brésiliennes, le commissaire a confirmé que la mise en application complète aurait bien lieu le 1er janvier 2026, comme prévu, invoquant l’importance de garantir la « prévisibilité ». Il a également ajouté que « l'exposition du Brésil dans ce secteur est très faible, voire quasi inexistante, si on la compare aux débats commerciaux qui ont lieu dans le monde aujourd'hui », faisant référence à la guerre commerciale lancée par les États-Unis.
Ambition danoise. Lors de cette conférence, le ministre danois du Climat, Lars Aagaard, a également annoncé que son pays s’engageait à réduire ses émissions de 82% d’ici 2035 par rapport aux niveaux de 1990, ce qui représente l’objectif le plus ambitieux sur la scène internationale (EUROPE 13749/6).
Au niveau de l’UE, les Vingt-sept se sont engagés collectivement à réduire les émissions d’ici 2035 au sein d’une fourchette comprise entre -66,25 et -72,5% (EUROPE 13746/1). (Pauline Denys)