La Belgique est durement frappée par les droits antidumping provisoires imposés par la Chine sur la viande de porc européenne (EUROPE 13703/13). Le pays y exporte des pièces de viande de porc non consommées sur le marché européen et il est actuellement soumis à un tarif provisoire de 62,4%. Les entreprises belges ont hérité du taux appliqué aux entreprises n'ayant pas coopéré à l'enquête.
En raison d'une épidémie de peste porcine africaine en 2018 et d'un embargo jusqu'en février 2024, les exportateurs belges n'ont pas pu participer à l'enquête chinoise et sont donc soumis au taux de droit applicable aux entreprises n'ayant pas coopéré, a expliqué la Belgique mercredi 12 novembre, dans une note à destination des vingt-six autres pays de l'UE.
Si le taux provisoire est confirmé à l'issue de l'enquête, « nous prévoyons que le commerce sera interrompu, ce qui entraînera la perte d'une prime essentielle qui détermine souvent la rentabilité des éleveurs de porcs », affirment les auteurs de la note.
La Belgique appelle donc la Commission à intensifier les efforts pour trouver une solution et prévenir une escalade du conflit commercial.
Elle aussi fortement impactée par la mesure chinoise sur la viande de porc, l'Espagne appelle de longue date à trouver une issue diplomatique aux conflits commerciaux entre l'UE et la Chine.
La Belgique demande en outre que la charge tarifaire soit répartie entre les États membres de l'UE. Si tel n'était pas le cas, la Commission devrait envisager des mesures d'urgence et des programmes de soutien pour les secteurs affectés, affirme la Belgique.
Voir la note : https://aeur.eu/f/jha (Léa Marchal)