La réunion des ambassadeurs des États membres auprès de l’UE (Coreper I) de vendredi 14 novembre a approuvé deux des trois textes qui seront soumis à adoption lors du Conseil 'Éducation, jeunesse, culture et sport' (EJCS) des 27 et 28 novembre prochains. En revanche, la résolution consacrée au deuxième cycle du cadre stratégique pour la coopération européenne dans l’éducation et la formation (2026-2030) n’a pas été approuvée.
D’après les documents préparatoires qu’Agence Europe a consultés, la résolution devait actualiser les textes de 2021 relatifs au cadre stratégique, à sa gouvernance et aux objectifs européens en matière d’éducation et de formation.
Le projet présenté au Coreper relayait le résultat de discussions approfondies au sein du groupe de travail du Conseil sur l’éducation et énonçait les priorités pour la période 2026-2030.
Une seule réserve nationale subsistait, concernant la cible de mobilité dans l’enseignement supérieur. D’après une source proche du dossier, la Hongrie ne soutiendrait pas le texte à cause d’Erasmus. Aucun accord n’a donc pu être formalisé à ce stade.
Par conséquent, les conclusions sur l’éducation attendues pour le Conseil devraient être présentées sous la responsabilité de la Présidence, et non du Conseil.
Le Coreper I, en revanche, a validé les conclusions relatives au rôle stratégique de la culture, du patrimoine culturel et des œuvres audiovisuelles pour la défense des valeurs européennes et la résilience démocratique.
Le texte soutient la diversité culturelle, la participation citoyenne, la mémoire européenne et le rôle des institutions culturelles dans la protection des valeurs démocratiques, dans un contexte géopolitique marqué par des menaces accrues.
Les ambassadeurs ont également approuvé la résolution révisant la représentation des États membres au sein du conseil de fondation de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et les modalités de coordination des positions européennes avant les réunions de l’Agence.
La mise à jour clarifie le processus d’établissement des positions de l’Union européenne, améliore la manière dont les États membres échangent et établissent leurs positions en amont des réunions de l’Agence et revoit l’allocation des sièges des représentants des États membres au sein du conseil de fondation de l’AMA, en actualisant la résolution de 2023. (Nithya Paquiry)