Le Sentinel 6B du programme Copernicus a été lancé avec succès, lundi 17 novembre à 6 h 21 CET, à bord d'une fusée Falcon 9 de SpaceX depuis la base spatiale de Vandenberg (Californie – États-Unis), a annoncé l’Agence spatiale européenne (ESA).
Moins d'une heure après son décollage, le satellite a été mis en orbite à 1 336 km de la Terre, soit plus haut que les autres satellites d’observation de la Terre.
Le Sentinel 6B est équipé d’un altimètre radar et d’un radiomètre et apportera, tous les dix jours, des données critiques sur les courants océaniques, la hauteur des vagues et la vitesse du vent, mais aussi des mesures du niveau des cours d’eau et des lacs, pour mieux prédire, par exemple, les inondations. Il cartographiera jusqu’à 95% des surfaces des océans libres de glace.
« Ses données contribueront à améliorer les prévisions météorologiques, océanographiques et climatiques et à soutenir une gestion efficace des ressources en eau, aidant ainsi à protéger les populations et les moyens de subsistance », a précisé l’Agence européenne de satellites météorologiques, EUMETSAT, l’exploitant du satellite, dans un communiqué. Le niveau des océans a monté de 9,38 cm depuis 1999, et le rythme d'élévation du niveau de la mer s'est accru de 46% entre 2014 et 2024, pour atteindre 4,2 mm par an.
Une fois pleinement opérationnel, Sentinel 6B prendra le relais de son jumeau, Sentinel-6A (Michael Freilich), en orbite depuis novembre 2020.
Sentinel 6 est le fruit d'une coopération internationale impliquant la Commission européenne, l'ESA, la NASA, Eumetsat et la ‘National Oceanic and Atmospheric Administration’ américaine (NOAA), avec le soutien du Centre national d’études spatiales français (CNES). (Camille-Cerise Gessant)