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Bulletin Quotidien Europe N° 13612
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Protection civile

La 'Stratégie de l'Union de la préparation' de la Commission européenne ne convainc pas tous les groupes politiques au Parlement européen

Les eurodéputés ont débattu en session plénière du Parlement européen, mardi 1er avril à Strasbourg de la 'Stratégie de l’Union de la préparation' présentée par la Commission européenne le 26 mars dernier (EUROPE 13608/1).

Présente dans l’hémicycle, la commissaire européenne à la Préparation, Hadja Lahbib, a rappelé que la stratégie de la Commission « repose sur une approche tous risques, englobant aussi bien les catastrophes naturelles que les catastrophes d'origine humaine et les menaces hybrides, qui peuvent souvent prendre des formes imprévisibles ».

Les coordinateurs du PPE, de Renew Europe et du S&D ont salué l'initiative de la Commission européenne. « Je tenais à vous féliciter en tant que sapeur-pompier », a déclaré Gregory Allione (Renew Europe, français). 

En harmonie avec la stratégie de la Commission, l'eurodéputé français a convenu qu'il faudrait « encourager les volontaires et les bénévoles dans la protection civile ». Selon Lena Düpont (PPE, allemande), cela passera effectivement par la sensibilisation de la population « par le biais des écoles » et des « débats publics ». Il faudra, selon elle, « alerter sans être alarmiste ».

L'eurodéputée allemande a défendu l'idée d'un « programme Erasmus pour la protection civile » et a appelé les États membres à « prendre leur propre sécurité et celle de l'Europe au sérieux » et à se montrer « ambitieux ». 

Un climat d'urgence. Reconnaissant la nécessité pour l'UE de se préparer aux crises, Diana Riba i Giner (Verts/ALE, espagnole), s'est étonnée que « parmi tous les défis en matière de sécurité, la Commission ait choisi de centrer sa communication sur un kit de survie ». 

En créant un « climat d'urgence », la Commission européenne veut rendre « indiscutable l'investissement dans l'armement ». Or, selon les Verts/ALE, les questions de sécurité sont plutôt énergétiques, numériques et alimentaires.

Pour les Conservateurs et réformateurs européens, l'eurodéputée polonaise Beata Szydło a remis en question l'idée d'une « gestion centralisée au niveau de l'Union européenne » en temps de crise, quand « il faut agir vite, prendre des décisions immédiatement ». (Florent Servia)

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