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Bulletin Quotidien Europe N° 13612
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / États-unis

Plusieurs élus appellent l’UE à cibler les géants du numérique américains en réponse aux tarifs douaniers de Donald Trump

Il ne s’agit plus que d’une question d’heures avant que le Président américain, Donald Trump, dévoile l’étendue de ses tarifs douaniers dits « réciproques » prévus pour le 2 avril. La Commission européenne tente de rassurer les citoyens et les entreprises : « Nous aborderons ces négociations en position de force. L'Europe a beaucoup de cartes en main. Du commerce à la technologie en passant par la taille de notre marché », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant les eurodéputés, mardi 1er avril.

Elle a préconisé d’avoir une réponse européenne en trois temps : les négociations, la riposte et la diversification des partenaires. Ce à quoi une grande partie des députés européens ont apporté leur soutien.

Le Parlement européen s’est montré uni contre le protectionnisme, mais a appelé la Commission à protéger les intérêts des entreprises et citoyens européens. Le Président du groupe du PPE, Manfred Weber (allemand), estime qu’il faut désormais s'attaquer aux services américains. « Les géants du numérique ne paient que peu pour notre infrastructure numérique dont ils profitent tant », a-t-il affirmé devant ses collègues.

Le Français Raphaël Glucksmann (S&D) pense également qu’il faut cibler là ou ça fait mal : « Les services numériques sont le cœur de la puissance américaine; donc, il faut s’attaquer à ces multinationales par nos propres lois ».

Sa collègue des Verts/ALE, Anna Cavazzini (allemande), va dans le même sens : « Une taxe numérique européenne frapperait les plus proches alliés de Trump et permettrait de collecter des fonds pour aider les secteurs touchés ». Et d'évoquer également le possible usage de l'outil 'anti-coercition'.

Si la présidente de la Commission a assuré aux eurodéputés que tous les instruments étaient sur la table, elle n'a, à aucun moment, mentionné le secteur numérique dans son intervention ni l'outil 'anti-coercition'.

En revanche, elle a indiqué que la Commission européenne était prête à « travailler sur la balance commerciale pour les biens et les services ». Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche l'excédent commercial de l'UE dans le commerce de produits. (Léa Marchal, avec la rédaction)

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