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Bulletin Quotidien Europe N° 13169
Invasion Russe de l'Ukraine / Agriculture

Les ministres de l'UE réclament une solution européenne au problème de l'afflux des céréales ukrainiennes

Les cinq États membres de l’UE limitrophes de l'Ukraine, à savoir la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la Roumanie, ont réclamé, mardi 25 avril à Luxembourg, des mesures supplémentaires pour aider leurs agriculteurs à faire face aux conséquences de l’afflux de céréales ukrainiennes.

La Commission européenne, de son côté, n'a pas fait de nouvelles annonces lors du Conseil 'Agriculture' (EUROPE 13165/1). 

Le Conseil 'Agriculture' a discuté de la situation des marchés agricoles, perturbés en raison notamment des effets de la guerre déclenchée par la Russie.

Les autres pays de l’UE ont appelé à des solutions communes en lieu et place des interdictions des importations de produits agricoles ukrainiens décrétées par quatre pays voisins de l’Ukraine (la Pologne, la Hongrie, la Bulgarie et la Slovaquie).

Le commissaire européen à l'Agriculture, Janusz Wojciechowski, a rappelé les propositions pour répondre aux préoccupations exprimées par ces cinq États membres : une deuxième tranche de soutien financier en faveur des agriculteurs de ces pays (100 millions d’euros), des mesures de sauvegarde exceptionnelles concernant des denrées essentielles et des règles visant à faciliter le transit des exportations ukrainiennes de céréales par les ‘corridors de solidarité’.

Le train de mesures proposé par la Commission est subordonné à la levée par les États membres de leurs mesures unilatérales, a rappelé le commissaire.

Les demandes supplémentaires des pays limitrophes de l’Ukraine sont résumées dans un document soumis au Conseil de l’UE (https://aeur.eu/f/6jf ).

Le ministre ukrainien de l'Agriculture, Mykola Solskyi, a pris la parole et a répondu aux mesures unilatérales prises par certains États membres en soulignant que : - l'UE a besoin de céréales ukrainiennes pour l'alimentation animale en raison, par exemple, des sécheresses ; - le faible prix des céréales ukrainiennes est dû en partie à une bonne récolte attendue au Brésil ; - les prix des céréales devraient être comparés aux prix d'avant-guerre et non à ceux de l'année dernière (EUROPE 13168/9).

La Pologne et la Slovaquie ont présenté leurs suggestions de mécanismes pour résoudre les problèmes liés aux ‘couloirs de solidarité’. La Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie ont réitéré leur solidarité à l'égard de l'agriculture ukrainienne et ont prôné une solution européenne commune.

Les autres États membres de l'UE ont soulevé un certain nombre de points :

- leur solidarité avec l'agriculture ukrainienne (tous les États membres) ;

- leur compréhension à l’égard des problèmes rencontrés par les agriculteurs affectés par les importations élevées d’Ukraine ;

- la nécessité d'une approche commune de l'UE, fondée sur des règles, au lieu de mesures unilatérales ;

- l'importance de veiller à ce que les importations de céréales atteignent les États membres de l'UE qui en ont besoin (par exemple, l'Espagne et le Portugal) et les pays non membres de l'UE (en particulier en Afrique du Nord et au Moyen-Orient) afin de garantir la sécurité alimentaire mondiale ;

- l'importance de ne pas interférer avec le marché intérieur.

Plusieurs ministres de l'Agriculture ont demandé de mobiliser des aides provenant de fonds autres que la réserve en cas de crise prévue dans les règles de la politique agricole commune (PAC), étant donné que : - les crédits de cette réserve sont limités et peuvent être nécessaires à d'autres États membres/secteurs (impact sur d'autres secteurs, tels que les fruits et légumes) ; - les paiements directs aux agriculteurs pourraient être affectés (la réserve de crise est constituée en réduisant les paiements directs) ; - la situation n'est pas seulement liée à l'agriculture (elle concerne aussi, par exemple, les transports et le commerce). (Lionel Changeur)

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