Le collectif des Assises du NewSpace, un groupe d’acteurs du secteur spatial français, insiste sur la nécessité de privilégier les projets « à fort ancrage territorial national et européen », dans un rapport publié mardi 25 octobre à l’occasion de l’ouverture du European Space Forum édition 2022.
Ainsi, le collectif insiste sur la lutte contre « l’opportunisme » de certaines sociétés, notant que « la part de développement et d’approvisionnement en France et en Europe reste peu contraignante dans les programmes de soutien ».
Dès lors, les signataires du document demandent de mieux contrôler les engagements concernant le développement sur le territoire français et européen, mais aussi en matière d’approvisionnement. Ce faisant, ils suggèrent de mettre en place des pénalités dans un mécanisme d’aide ou d'instaurer des taxes sur les services fournis ne respectant pas ce principe.
Face à une concurrence internationale toujours plus dure, le collectif réclame davantage de soutien des pouvoirs publics nationaux et européens, notamment en s’appuyant sur un fonds souverain de capital-risque en lien avec l’initiative Cassini de l’UE — une proposition qui rappelle celle du commissaire au Marché intérieur lors d’un récent plaidoyer sur le futur Fonds européen de souveraineté (EUROPE 13035/26). L’objectif est de créer de futures 'licornes spatiales' (des start-up avant-gardistes du secteur) et d'« éviter qu’elles ne s’installent à l’étranger, notamment aux USA ». La question de la préférence européenne constitue un serpent de mer de la politique spatiale (EUROPE 10474/14).
Pour consulter les propositions du collectif : https://aeur.eu/f/3sp (Pascal Hansens)