La Roumanie est devenue, jeudi 13 octobre, le septième pays à participer à l'équipe commune d'enquête (JIT) sur les crimes internationaux commis en Ukraine, créée en (EUROPE 12920/3, 12962/6). Elle rejoint ainsi l'Ukraine, la Pologne, la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie et la Slovaquie.
Le Président de l'Agence de l'UE pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust), Ladislav Hamran, a insisté sur l'importance de cette équipe commune d'enquête pour punir les auteurs de crimes de guerre en Ukraine. À ce jour, 20 enquêtes nationales sont ouvertes dans 14 États membres de l'UE sur les crimes commis en Ukraine.
Cette approche est « fragmentée », selon lui. Il y a un fort besoin de coordination entre ces enquêtes et Eurojust est en mesure d'aider là-dessus, a-t-il indiqué.
Après l'entrée en vigueur, en mai, du règlement 'Eurojust' lui permettant de stocker et d'analyser des preuves sur les crimes de guerre, l'Agence développe en ce moment un programme et une base de données dédiée (EUROPE 12959/3). « Nous invitons les pays à mettre en commun leurs preuves grâce à ces outils », a insisté Ladislav Hamran.
Eurojust a un nouveau directeur
Eurojust a également nommé son nouveau directeur administratif, le 12 octobre. Il s'agit du néerlandais Evert van Walsum. Son rôle est de superviser l'administration quotidienne et le personnel de l'Agence. (Léa Marchal)