Il reste à peine plus de deux mois aux membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour se prononcer sur l’extension des flexibilités autour de la propriété intellectuelle des vaccins anti-Covid-19 (EUROPE 13035/28). Il est temps de passer à des propositions écrites, a indiqué l’ambassadeur du Sierra Leone, Lansana Gberie, qui préside ces discussions, lors d’une réunion à Genève mercredi 12 octobre. Il s'agit de décider si, oui ou non, l'accord trouvé en juin pour les vaccins anti-Covid-19 doit être étendu aux outils de diagnostic et aux traitements contre la Covid-19 (EUROPE 12974/2).
Les membres sont, à ce stade, divisés en trois groupes : - ceux qui demandent une extension pure et simple de l’accord aux traitements et outils de diagnostic ; - ceux qui veulent des preuves que la propriété intellectuelle freine la propagation des traitements et diagnostics (dont l’UE) ; - ceux qui souhaitent faire du cas par cas en listant les produits qui devraient bénéficier des flexibilités (dont les États-Unis).
Lansana Gberie a demandé aux délégations qui ont une opinion précise de faire circuler des propositions écrites avant le 2 novembre, date à laquelle aura lieu la prochaine réunion sur la propriété intellectuelle à l'OMC.
D’ici là, les membres devraient se parler de manière bilatérale et traiter les demandes particulières, a indiqué M. Gberie, de manière à régler le plus de questions possible avant la prochaine réunion. (Léa Marchal)