La Commission européenne devrait prendre une décision, mercredi 11 novembre, lors de la conférence hebdomadaire du collège, sur l'achat anticipé de 300 millions de doses du vaccin contre la Covid-19 développé par Pfizer et BioNTech. Si elle venait à être confirmée, cette décision serait suivie d'une signature officielle dans les prochains jours.
Cet événement, a assuré le porte-parole de la Commission, Eric Mamer, est indépendant des bons résultats communiqués la veille par l'alliance germano-américaine à propos des tests cliniques de phase III (EUROPE 12598/12). En début de semaine, les deux entreprises avaient affirmé que leur candidat vaccin serait « efficace » à 90% pour prévenir les infections de Covid-19.
Le porte-parole responsable de la santé, quant à lui, a indiqué qu'en fonction des modalités du contrat, les États membres disposeraient soit de 5 jours, soit d'une durée plus longue pour indiquer s'ils souhaitent participer à cette préréservation. Il n'a pas précisé l'option qui serait choisie dans le cas de Pfizer-BioNTech.
Les candidats-vaccins qui sont négociés par l'UE au nom des États membres font l'objet d'une procédure d'autorisation centralisée. Cela signifie qu'il reviendra à la Commission d'autoriser ou non les candidats, après évaluation par l'Agence européenne des médicaments. Tous les États membres participants recevront ensuite en même temps les doses négociées par la Commission en fonction de leur population. Il leur reviendra alors de décider qui vacciner en premier et comment, à la lumière des orientations données par la Commission européenne dans sa stratégie de vaccination (EUROPE 12582/7, 12508/4).
Interrogé sur les ondes françaises mardi matin, le député écologiste Yannick Jadot (français) a exprimé son soutien pour un vaccin qui serait rendu « obligatoire ». Toutefois, cette décision revient à chaque État membre. « Cela ne relève pas de notre mandat de discuter du caractère contraignant des vaccins Covid, je ne peux pas exprimer une position de la Commission », avait déclaré Sandra Gallina devant les députés, début septembre (EUROPE 12554/4). (Sophie Petitjean)