login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12593
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

à leur tour, les ministres européens de la Santé plaident pour une meilleure coordination dans la lutte contre la Covid-19

La volonté de répondre de manière coordonnée et solidaire à la pandémie de Covid-19 exprimée par les dirigeants européens lors de leur visioconférence du 29 octobre (EUROPE 12592/1) était au cœur de deux nouvelles réunions virtuelles, vendredi 30 octobre : celle des commissaires européens impliqués dans la réponse à la Covid-19 et celle des ministres européens de la Santé.

Les ministres de l'UE-27 ont également discuté de la réforme de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) après sa gestion très critiquée de la pandémie de Covid-19.

La réforme de l'OMS

L'OMS doit être « plus transparente, plus efficace et plus percutante », a déclaré le ministre fédéral allemand de la Santé, Jens Spahn. « Il faut agir dès maintenant et ne pas attendre la fin de la pandémie », a-t-il poursuivi, soulignant que le Conseil adopterait des conclusions dans ce sens dans les prochaines semaines, par procédure écrite (EUROPE 12586/3).

Lors de la conférence de presse, le ministre allemand a indiqué que les discussions ont tourné autour du financement - les contributions obligatoires des États membres et les financements privés - de l'organisation multilatérale, sachant que les États-Unis ont annoncé leur souhait de sortir de cette instance au 6 juillet 2021.

« Il faut parfois une crise pour vraiment apprécier ce que nous avons. Mais il faut aussi parfois une crise pour comprendre ce que nous devons améliorer », a déclaré pour sa part la commissaire Stella Kyriakides devant les ministres. D'après ses points d'allocution aux ministres, elle aurait souligné la nécessité de faire une distinction, en vertu du règlement sanitaire international, entre les restrictions liées aux voyages et celles liées au commerce. « La transparence quant à savoir qui se conforme aux règles est fondamentale », a-t-elle ajouté.

Traçage, dépistage, vaccins... et échange de données

Pour ce qui concerne la lutte contre la Covid-19, les ministres ont poursuivi les discussions en vue d'une approche commune sur le dépistage, les quarantaines et le traçage, dans l'attente d'un futur vaccin. Pour ce faire, ils se sont appuyés sur le paquet de mesures additionnelles présenté en milieu de semaine par la Commission européenne (EUROPE 12591/1).

La commissaire Stella Kyriakides, quant à elle, a concentré son intervention sur le besoin de partager davantage les données. Selon la communication générale du 29 octobre, seuls cinq États membres partagent actuellement des informations sur la plateforme de données de l'UE. « Les tests seuls ne suffisent pas. De votre part, nous avons besoin de données solides pour soutenir une meilleure coordination et une meilleure prise de décision. Aider l'ECDC à faire efficacement son travail vous aidera », a déclaré la commissaire, évoquant tout particulièrement les données liées à la disponibilité des lits d’hôpitaux, aux pénuries de médicaments et au partage de connaissances sur les résultats des différents traitements.

Alors que le nombre de contaminations dans l'UE la semaine dernière (1,1 million) équivaut à l'ensemble de la population de la capitale belge, la commissaire a apporté son soutien aux mesures de restriction mises en œuvre par plusieurs États membres. « Nous devons nous en sortir : avec une augmentation des tests et de la recherche des contacts, avec des capacités d'intervention pour le secteur de la santé et, le cas échéant, avec des restrictions sur la vie quotidienne pour briser la chaîne de transmission », a-t-elle indiqué.

La Commission poursuit le travail technique

Du côté de la Commission européenne, la présidente Ursula von der Leyen a conclu la réunion des commissaires impliqués dans la réponse à la pandémie par un engagement visant à intensifier les travaux sur « le partage de données, une plateforme de conseillers scientifiques, la capacité des soins intensifs, les tests, les vaccins et la désinformation ».

Le porte-parole de l'institution a par ailleurs clarifié l'annonce faite la veille par Mme von der Leyen sur les 220 millions destinés à financer le transfert de patients (EUROPE 12592/1), reconnaissant qu'il s'agissait d'une annonce déjà faite en juin. « Cette somme est disponible et nous sommes prêts à recevoir les candidatures. (...) On a déjà quelques demandes et nous sommes en train de les analyser », a indiqué Balazs Ujvari. (Sophie Petitjean)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
CONSEIL DE L'EUROPE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
SOCIAL - ÉDUCATION
ÉCONOMIE - FINANCES
INFRACTIONS AU DROIT DE L'UE
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES
CORRIGENDUM
CALENDRIER
CALENDRIER BIS