Les eurodéputés demandent que la 'Garantie pour la jeunesse' dans sa nouvelle mouture ne promeuve pas le dumping social et les stages non payés, dans une résolution soumise au vote en commission de l’emploi et des affaires sociales, lundi 21 septembre.
Ainsi, dans leurs compromis d’amendement, les eurodéputés veulent éviter que la garantie alimente le « dumping social », le « dumping salarial » ou encore la « pauvreté au travail ».
Dans ce contexte, ils précisent que les contrats de stage fournis dans le cadre de cette initiative doivent prendre la forme « d’accords écrits et juridiquement contraignants » dans lesquels sont détaillées les tâches du stagiaire, mais aussi « incluant une rémunération décente ». Et d’enfoncer le clou en indiquant que l’objectif de la 'Garantie jeunesse' était « de conduire à l’emploi » et que les « stages ne (devaient) jamais conduire au remplacement d’un emploi ».
Initialement portés par les groupes Verts/ALE, GUE/NGL et S&D, ces amendements ont été adoptés par la plupart des rapporteurs fictifs, même si le PPE et Renew Europe avaient rechigné au début, nous dit-on. Le résultat des votes n’était pas encore connu, mais peu de doute planait quant à l’issue des résultats, nous a-t-on assuré.
Par ailleurs, les eurodéputés adressent une question orale à la Commission européenne pour connaître son appréciation sur la réduction de 15 à 10% de la part allouée à des actions en faveur des jeunes sans emplois dans le Fonds social européen plus (FSE+) par le Conseil européen de juillet (EUROPE 12532/2). Ils demandent aussi des clarifications sur le suivi de la mise en œuvre (très perfectible à en croire la Cour des comptes européenne – EUROPE 11761/22) ainsi que sur les moyens pour renforcer la sensibilisation auprès des groupes cibles.
Les résultats définitifs seront connus dans la soirée ou dans la matinée de mardi 22 septembre. De son côté, le Conseil a amorcé son travail sur les recommandations de la Commission (EUROPE 12549/11). (Pascal Hansens)