Julien Denormandie, le ministre français de l’Agriculture, a présenté, lundi 21 septembre à Bruxelles, une déclaration soutenue par 15 de ses homologues visant à développer les protéines végétales et à réduire les risques liés à une trop grande dépendance à l’égard des importations en provenance des pays tiers (EUROPE 12562/6).
Il a demandé à la Commission européenne d'accroître les flexibilités pour verser des aides couplées pour développer les légumineuses. « Les surfaces aidées ne doivent pas être plafonnées et les mélanges de légumineuses et d’herbes doivent être éligibles à ce type d’aide », a souligné le ministre français.
La Finlande a dit que toute une palette de sources végétales existait et que les aides couplées sont essentielles en la matière.
Une production accrue de protéines végétales a été soutenue par la Belgique (soutien couplé, recherche…) La Grèce souhaite aussi davantage de mesures de promotion en faveur du secteur des protéines végétales. La Hongrie a prôné des mesures incitatives en faveur de cultures de qualité et sans OGM.
Le Danemark a soutenu l’importance de l’autosuffisance de l’UE en matière de légumineuses et a évoqué l’importance de la bioéconomie (biomasse verte). L’aide couplée doit être progressivement réduite, a estimé, pour sa part, le ministre danois.
Étiquetage nutritionnel. Lors du Conseil, l’Italie et la République tchèque ont présenté un document, soutenu par Chypre, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie, demandant que l’étiquetage nutritionnel à l’avant des paquets, promu par la Commission européenne dans la stratégie ‘de la ferme à la table’, reste volontaire. Il ne doit, selon eux, concerner ni les produits sous AOP (appellation d’origine protégée) et indication géographique protégée (IGP) ni les spécialités traditionnelles garanties (STG), pas plus que les produits composés d’un seul ingrédient comme l’huile d’olive. Ces États souhaitent également que les valeurs nutritionnelles soient calculées en fonction de l’apport quotidien journalier recommandé, plutôt que par rapport à un seuil de 100 g ou 100 ml de produit consommé. Ils ne veulent pas que « les aliments habituellement consommés en petites quantités » soient pénalisés.
Secteur porcin. La République tchèque s’est montrée inquiète par la situation du marché de la viande porcine en raison des effets des foyers de peste porcine africaine.
Poules pondeuses. La République tchèque a demandé à la Commission européenne d'analyser la situation actuelle concernant les impacts économiques sur le marché dans le contexte de l'interdiction des cages en batterie et de soumettre une proposition législative interdisant la production d'œufs provenant d'élevages en cages enrichies dans l'Union européenne. (Lionel Changeur)