Alors que les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 60% entre 1990 et 2015, les 1% les plus riches de la population mondiale (environ 63 millions de personnes) ont été responsables à eux seuls de 15% des émissions cumulées au cours de cette période, soit deux fois plus que les 3,1 milliards de personnes constituant la moitié la plus pauvre de la population mondiale (responsables d’environ 7% des émissions cumulées), estime un nouveau rapport de l’ONG Oxfam et du Stockholm Environment Institute (SEI) publié lundi 21 septembre.
Les 10% les plus riches de l’humanité (environ 630 millions de personnes) ont, quant à eux, été à l’origine de plus de la moitié (52%) des émissions cumulées durant ces 25 années, indique le rapport.
Selon Oxfam, ce groupe a ainsi consommé un tiers (31%) du budget carbone mondial encore disponible pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C en 2100, alors que les 50% les plus pauvres n’avaient consommé que 4% de ce budget.
Soulignant que ce sont les plus pauvres qui souffrent le plus des conséquences du dérèglement climatique, l’ONG dénonce une « injustice ».
« La surconsommation d’une minorité aisée alimente la crise climatique, mais ce sont les communautés pauvres et les jeunes générations qui en paient le prix fort », a ainsi déclaré Armelle Le Comte, responsable du plaidoyer climat chez Oxfam France.
Voir le résumé du rapport : https://bit.ly/3hQEREj (Damien Genicot)