Les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE ont adopté la procédure de sélection du siège de l’Autorité européenne du travail, lors de la réunion du Comité des représentants permanents I (Coreper I), mercredi 13 mars dans la soirée.
Pour rappel, à la fin du mois de février, à la suite de l'accord politique provisoire conclu entre le PE et le Conseil (EUROPE 12194/1), la Présidence roumaine du Conseil de l'UE est venue présenter une feuille de route sur le processus de sélection donnant une série de critères, le mode de scrutin et le calendrier (EUROPE 12203/26).
À la suite des craintes exprimées par certains États membres de la périphérie de l’UE, le troisième critère sur l’accessibilité du lieu a été modifié, la mention de la nécessité de bonnes connexions ferroviaires ayant été biffée.
Ce critère aurait exclu dès le départ la candidature de Chypre, qui est en lice pour accueillir le futur siège, ainsi que tous les autres États insulaires. À présent, il sera nécessaire d’avoir un aéroport disposant d’une bonne connexion avec le siège seulement.
Par ailleurs, les dimensions des bureaux ont été revues à la baisse passant de 7 000 m² à 5 000 m².
Les États membres ont jusqu’au 6 mai pour déposer leur candidature (pour l’instant, Chypre, la Lettonie et la Slovaquie se sont manifestés et la Bulgarie devrait le faire bientôt). Puis la Commission aura jusqu’au 3 juin pour analyser les candidatures. Ensuite, celles-ci seront présentées au Comité des représentants permanents I, le 6 juin. Enfin, le vote aura lieu selon toute vraisemblance lors du Conseil ‘Emploi et Politique sociale’ (EPSCO) du 13 juin. (Pascal Hansens)