14/03/2019 (Agence Europe) – Les députés européens sont d'avis que des « sanctions individuelles et ciblées, telles que des interdictions de visas et des gels d'avoirs » visant des responsables gouvernementaux nicaraguayens sont nécessaires tant que les droits de l'homme continuent d'être bafoués au Nicaragua (EUROPE 12176/7). Dans une résolution adoptée jeudi 14 mars à une large majorité, ils proposent aussi d'activer la clause sur le respect des droits de l'homme, qui suspendrait l'application dans le pays de l'accord de coopération et d'association UE/Amérique centrale. Les députés dénoncent la répression perpétrée contre l'opposition politique et estudiantine - dont certains représentants emprisonnés ont entamé une grève de la faim -, les médias et la société civile. Ils réclament l'extradition d'Alessio Casimirri, l'un des responsables du kidnapping de l'homme d'État italien Aldo Moro, assassiné en 1978 par les Brigades rouges, qui vit à Managua « sous la protection du gouvernement nicaraguayen ». (MB)