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Bulletin Quotidien Europe N° 12214
INSTITUTIONNEL / Ppe

Malgré les excuses de Viktor Orbán, le Parti populaire européen s'achemine vers un vote sur le cas Fidesz le 20 mars

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a adressé jeudi 14 mars des lettres d’excuse aux treize partis membres du Parti populaire européen (PPE) à l’origine de la procédure d’expulsion ou de suspension de son parti Fidesz. Reste que le sort du parti hongrois au sein de la famille chrétienne-démocrate sera fixé le 20 mars lors de l’assemblée du parti européen. 

Dans ses lettres, M. Orbán s’excuse notamment d’avoir traité certaines de ces formations d’« idiots utiles » servant les intérêts politiques des opposants du PPE. 

Mercredi soir, le ‘cas’ Orbán a été discuté à Strasbourg au sein du groupe PPE du Parlement européen. Le président du parti PPE, le Français Joseph Daul, était présent et a promis qu’un vote aurait lieu mercredi 20 mars sur cette demande d’exclusion ou d’expulsion, a relaté une source. 

Le président du PPE aurait même mis sa démission en jeu si rien n’est décidé le 20 mars, bien qu’il ne soit pas clair à ce stade si cette motion portera sur une exclusion ou une suspension. 

Lors de cette discussion, les critiques ont fusé contre le dirigeant hongrois, de nombreux députés du groupe PPE considérant que M. Orbán est allé trop loin. Cette position a même gagné certains élus qui s’étaient opposés en septembre 2018 au déclenchement de la procédure dite 'article 7' du Traité sur le respect de l'État de droit en Hongrie, a ajouté ce participant (EUROPE 12094/14). 

Plusieurs partis membres du PPE arrêteront leur position dans les prochains jours et fixeront une ligne à leurs délégués. Mais, pour certains observateurs, ces lettres d'excuse pourraient ne pas suffire, Viktor Orbán étant aussi très attendu sur les pressions exercées par Budapest sur l'Université d'Europe centrale, obligée de déplacer des cursus à Vienne en raison de ses liens avec le financier George Soros. Cette affaire a été portée devant la Cour de justice de l'UE (EUROPE 11921/24). 

Mais, au sein du groupe PPE au PE, on évoque aussi les conséquences qu’une éviction du parti hongrois Fidesz de la famille chrétienne-démocrate aurait sur la délégation hongroise du PPE actuelle, à deux mois à peine des élections européennes. (Solenn Paulic)

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