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Bulletin Quotidien Europe N° 12212
Sommaire Publication complète Par article 25 / 41
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Turkmenistan

Le PE conditionne son approbation de l’APC à la fixation de critères de référence sur les progrès du pays

Le Parlement européen a demandé, mardi 12 mars, au Conseil, à la Commission européenne et à la Haute Représentante de l’UE de fixer « d’urgence les critères de référence à court terme suivants pour mesurer les progrès durables accomplis par les autorités du Turkménistan, sur la base des recommandations des Nations Unies, de l’OSCE et de la BERD ». 

Une fois qu’il aura estimé que le Conseil, la Commission et la Haute Représentante auront rempli les critères qu’il a fixés, le Parlement « envisagera de donner son approbation » à l’accord de partenariat et de coopération (APC), prévient le rapport de Ramona Nicole Mănescu (PPE, roumaine) adopté en plénière (589 voix pour, 54 contre et 23 abstentions). 

L’APC a été paraphé en 1997 et signé en 1998, mais, en mai 2016, la commission des affaires étrangères du PE a décidé de suspendre temporairement la procédure jusqu’à ce que des progrès suffisants en matière de respect des droits de l’homme et de l’État de droit aient été constatés. 

Dans le rapport, les députés listent les domaines concernant le système politique, l’État de droit et la bonne gouvernance, les droits de l’homme et les libertés fondamentales, dans lesquels des progrès sont nécessaires. 

Ils rappellent aussi qu’un mécanisme de suivi des droits de l’homme doit être mis en place, de sorte que le PE puisse réagir à l’évolution de la situation sur le terrain en cas de violations graves des droits de l’homme démontrées et documentées et, si nécessaire, que l’accord soit suspendu. 

Le Parlement souligne également que la nouvelle délégation de l’UE à Achgabat devrait élaborer une « stratégie de coopération mutuellement bénéfique et adaptée aux conditions et besoins » du Turkménistan en matière de développement. De plus, elle devrait, selon les députés, surveiller la situation dans le pays, notamment les violations des droits de l’homme, entamer le dialogue avec les différents acteurs politiques, sociaux et économiques du pays, faciliter la diplomatie sur place et améliorer la gestion et la supervision des projets financés par les instruments de financement extérieur de l’Union. (Camille-Cerise Gessant)

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