La Présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne présentera en avril une nouvelle version du ‘cadre de négociation’ ('negociating box') sur le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE pour 2021-2027, a annoncé George Ciamba, le ministre roumain des Affaires européennes, mardi 12 mars à Bucarest (EUROPE 12197/13).
Après un débat lors de la réunion informelle des ministres des Affaires européennes de l’UE, ce sujet sera inscrit à l’ordre du jour du Conseil 'Affaires générales' qui se tiendra mardi 19 mars à Bruxelles.
Le ‘cadre de négociation’ est un document évolutif devant faciliter la recherche d’un compromis à l'unanimité sur le CFP. Il sera revu en avril pour tenir compte des dernières discussions qui ont eu lieu au Conseil 'Affaires générales'.
M. Ciamba a beaucoup insisté sur « le gros travail qui se fait aussi au niveau technique », une étape très importante avant d’en arriver à la prise de décision politique.
La Présidence roumaine espère que des progrès seront réalisés au cours des prochains mois pour permettre au Conseil européen de trouver un accord à l’automne sur la composition et l'enveloppe du budget de l'UE post-2020.
Au nom de la Commission européenne, Frans Timmermans a souligné qu’il comptait sur la Présidence roumaine pour « créer l’élan nécessaire » pour avancer sur le CFP. Il a admis que les avis des États membres sur le CFP étaient différents.
M. Timmermans a reconnu que le débat était rendu encore plus difficile cette année en raison non seulement du départ prévu du Royaume-Uni de l'UE, l'un des contributeurs nets au budget de l’UE, mais encore des nouvelles priorités à financer, comme la gestion de la crise migratoire.
Flexibilité. Les ministres européens ont débattu à Bucarest des éléments de flexibilité dans le budget 2021-2027.
La Commission estime que le CFP « devrait permettre de mettre en œuvre des priorités et de prévoir la flexibilité nécessaire pour réagir à des événements et défis imprévus », a souligné M. Timmermans. Il a demandé aux États membres « un peu inquiets sur ce besoin de flexibilité et de souplesse » de se rappeler des défis auxquels l’UE a été confrontée au cours des cinq dernières années.
Nombre de ces défis n'avaient pas été prévus au moment de l'adoption du CFP 2014-2020. (Lionel Changeur)