Selon une étude commandée par la commission des Transports (TRAN) du Parlement européen, présentée mercredi 3 juin, la recharge publique de véhicules électriques est nettement plus coûteuse que la recharge à domicile, manque de transparence et reste complexe. Au point de compromettre l'intérêt économique de l'achat d'un véhicule électrique pour les usagers qui ne disposent pas d'une solution de recharge à domicile ou sur leur lieu de travail, indiquent les auteurs du rapport.
Le règlement sur les infrastructures pour carburants alternatifs (AFIR) prévoit une harmonisation des prix, mais sa mise en œuvre demeure inégale. Les prix de la recharge en courant alternatif (AC) - la plus répandue - varient entre 0,27 et 0,65 euro/kWh selon les fournisseurs, tandis que la recharge rapide en courant continu (DC) peut atteindre plus de 1 euro/kWh dans certains marchés.
Cet état de choses est aggravé par des conditions de monopole local limitant la concurrence et favorisant des prix élevés. Ce constat est aussi valable pour l'alimentation à quai dans les ports (OPS), confrontée elle aussi à un risque de tarification excessive.
Cette étude est présentée au moment où l'Union européenne cherche à renouveler le parc automobile européen avec des véhicules à faibles émissions, notamment en augmentant le nombre de véhicules électriques dans les flottes d'entreprises (EUROPE 13880/17) et en fixant des objectifs de réduction des émissions des véhicules utilitaires légers (EUROPE 13880/18).
Pour consulter l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/m6l (Juliette Verdes)