« Ces dernières années ont révélé le coût réel de la dépendance à l'égard des énergies fossiles importées », a déclaré Markus Rauramo, président de l'association européenne des producteurs d'électricité, Eurelectric, et PDG de l'entreprise énergétique finlandaise Fortum, mercredi 3 juin, lors du sommet de l'énergie d'Eurelectric à Helsinki. « La sécurité énergétique et la décarbonation ne sont plus deux objectifs distincts. Elles sont indissociables. Dans ce contexte, la réponse de l'Europe doit être claire », a-t-il ajouté.
Les mots du dirigeant d'entreprise font écho à ceux du commissaire à l'énergie, Dan Jørgensen, qui déclarait le même jour en commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE) du Parlement européen : « Nous ne pouvons pas rester bloqués à 23% » d'électrification. Il a d'ailleurs promis, dans le cadre du Plan d'action pour l'électrification qui sera présenté avant l'été, un « objectif d'électrification ambitieux ».
C'est donc sans surprise que le commissaire Jørgensen et la vice-présidente chargée d'une Transition propre, juste et compétitive, Teresa Ribera, se sont rendus au sommet d'Eurelectric à Helsinki, jeudi 4 juin, pour discuter de la manière dont l'électrification pouvait renforcer la sécurité énergétique et la compétitivité industrielle.
Un pari réussi pour les représentants de la Commission européenne, puisque Eurelectric et des organisations du secteur de l'énergie et du numérique y ont signé un engagement pour la transition énergétique et numérique ('Twin Transition Commitments'), adopté parallèlement au paquet législatif sur la souveraineté technologique, présenté mercredi 3 juin par la Commission (EUROPE 13880/1, 13880/4).
Lire la lettre d'engagement : https://aeur.eu/f/m6i (Nadège Delépine)