Critiqués pour leur position lors des négociations sur la réforme du règlement 'Retours', les Socialistes et démocrates (S&D) répliquent.
Dans un communiqué transmis jeudi 12 mars, la délégation française du groupe a fermement démenti les propos de François-Xavier Bellamy (Parti populaire européen, français) mettant en cause leur manque d'engagement lors des discussions avec le rapporteur principal, Malik Azmani (Renew Europe, néerlandais) (EUROPE 13824/10).
« Nous avons négocié de bonne foi, obtenu plusieurs améliorations substantielles (...) et cherché jusqu’au bout un compromis équilibré », a insisté la formation, ajoutant n'avoir « jamais quitté la table des négociations ».
Pour elle, c'est au contraire le PPE qui a rompu le dialogue pour s'allier avec l'extrême droite : « Preuve en est, nous avons soutenu un des trois compromis proposés par le rapporteur. La droite a voté contre TOUS les compromis du rapporteur ».
Valérie Hayer, présidente du groupe Renew Europe, avait également reproché aux S&D leur refus de « prendre leurs responsabilités » en acceptant certaines mesures fortes du 'rapport Azmani' (EUROPE 13825/9).
Les socialistes français reconnaissent s'être opposés aux 'centres de retour' dans des pays tiers. Ils ont aussi pointé l'absence de garantie claire sur le « principe de non-refoulement » et le fait que le droit au recours était « vidé de sa substance ». « Ce que nous avons refusé, c’est de cautionner un texte qui franchit plusieurs lignes rouges juridiques, démocratiques et humanitaires ». (Justine Manaud)