Le Parlement européen a insisté, jeudi 12 mars à Strasbourg, sur les différents volets de lutte contre l’obésité (prévention, éducation nutritionnelle, activité physique, accès aux traitements).
Tomislav Sokol (PPE, croate) a appelé à des mesures pour promouvoir le régime méditerranéen et mettre en place un étiquetage clair et visible afin d’informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des produits.
Romana Jerković (S&D, croate) a souligné l’importance de mieux éduquer les citoyens sur les facteurs environnementaux favorisant l’obésité, dont la publicité agressive des supermarchés. Pour Laurent Castillo (PfE, français), traiter l’obésité, c’est aussi lutter contre le diabète, les maladies cardiovasculaires, certaines formes de cancer et améliorer la santé mentale.
« Nous ne pouvons pas attendre que des médicaments comme l’Ozempic résolvent le problème pour tout le monde. L’accès aux traitements contre l’obésité devrait être réservé aux personnes qui en ont vraiment besoin pour des raisons médicales », a averti Tilly Metz (Verts/ALE, luxembourgeoise). « L’Europe doit investir dans la construction d’installations sportives accessibles gratuitement à tous », a ajouté Giuseppe Lupo (S&D, italie).
Le commissaire au Climat, Wopke Hoekstra, a rappelé qu’en Europe, plus de la moitié des adultes sont en surpoids, et que 30% des jeunes générations sont en surpoids ou obèses. La Commission a présenté le plan européen pour la santé cardiovasculaire, lancé une étude sur l’impact des aliments ultra-transformés et légifère grâce aux Biotech Act et l'European Health Data Space. Grâce au Critical Medicines Act, la Commission entend garantir un meilleur accès aux traitements dans tous les États membres (EUROPE 13773/7). (Lionel Changeur)