Le président-directeur général du Conseil mondial de la navigation, Joe Kramek, a expliqué, mercredi 11 mars, que « la sécurité des équipages devait demeurer la priorité absolue » alors que plusieurs navires ont été attaqués ces derniers jours au Moyen-Orient et que plusieurs marins ont été tués.
Selon M. Kramek, environ 20 000 marins à bord de navires opérant au Moyen-Orient sont confrontés à une « situation sécuritaire dangereuse et extrêmement incertaine ».
« Nous partageons l’appel du Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale à une action urgente pour garantir la protection des marins et le respect de la liberté de navigation ; les marins ne doivent pas être des cibles », a souligné Joe Kramek dans un communiqué, expliquant que les transporteurs maritimes prenaient des décisions opérationnelles en fonction des meilleures informations disponibles et des évaluations des risques, y compris la suspension ou le réacheminement des services, lorsque cela s’avère nécessaire.
L’UE a annoncé, début mars, qu’elle allait renforcer son opération de sûreté maritime en mer Rouge, ASPIDES (EUROPE 13819/1). Mercredi, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Anouar El-Anouni, a rappelé qu'« à ce jour, l'opération ASPIDES avait protégé 606 navires marchands et contribué à la sécurité du passage de plus de 1 000 autres navires ».
La France a également proposé une mission défensive pour protéger le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. « À mesure que les marines européennes renforcent leur présence dans la région, nous veillerons à ce que tous les efforts restent pleinement complémentaires », a promis M. El-Anouni, qui a ajouté que la nécessité d'assurer la sécurité du passage et la protection des porte-conteneurs ainsi que des pétroliers ne s'arrêterait pas au détroit d'Ormuz.
De leur côté, les États-Unis ont reconnu, jeudi 12 mars, que l'armée n'était « pas prête », pour le moment, à escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, car tous les moyens militaires américains sont « actuellement concentrés sur la destruction des capacités offensives de l'Iran ». (Camille-Cerise Gessant)