Magnus Brunner, commissaire européen chargé de la Migration et des Affaires intérieures, a réaffirmé la coopération entre l’UE et l’Arménie à l’occasion d’un dialogue sur la libéralisation des visas organisé jeudi 12 mars à Erevan.
L’Arménie est actuellement le seul pays engagé dans une telle démarche avec l’UE. S'il se concrétise, ce dialogue permettrait aux citoyens arméniens de rejoindre les 61 pays bénéficiant déjà d’une exemption de visa pour entrer dans l’espace Schengen.
Les discussions entre les deux partenaires visent plus globalement à « ouvrir la porte à des relations plus étroites » dans les domaines du commerce, de l'éducation et de la recherche, a affirmé M. Brunner lors d’une conférence de presse. S’il a précisé que le processus de libéralisation n’est « pas automatique », il a reconnu que des progrès « tangibles » et « constants » avaient été réalisés depuis le début des discussions, en 2024, grâce aux réformes en cours dans le pays. Un rapport d'étape sera d'ailleurs présenté lors du premier sommet formel UE-Arménie, prévu le 5 mai prochain à Erevan.
La ministre arménienne de l'Intérieur, Arpine Sargsyan, s’est réjouie elle aussi du déroulement de ce dialogue, qui constitue, selon elle, « un signal politique important » et reflète « la profondeur » de la coopération entre les deux parties. Elle a également annoncé que l'Arménie commencerait à délivrer des passeports biométriques à ses citoyens dès cette année.
Outre la mobilité, ce rapprochement s'accompagne d'un plan de résilience européen de 270 millions d'euros visant à soutenir les réformes en Arménie et à renforcer la gestion de ses frontières, avec l'aide de Frontex et Europol. (Justine Manaud)