Les chefs d’État ou de gouvernement de l’UE n’ont pas eu besoin de débattre longuement au sujet de la simplification des règles européennes, lors de leur sommet, jeudi 23 octobre. En amont de la réunion, les Vingt-sept s’étaient entendus sur le texte de conclusions, qui appelle à aller vite et loin sur les travaux de simplification.
Aussi, plusieurs dirigeants ont déploré le rejet au Parlement européen, mercredi 22 octobre, du rapport ‘omnibus’ sur la simplification en matière de durabilité des entreprises (EUROPE 13736/9). Face à la présidente du PE, Roberta Metsola, ils ont fait comprendre qu’ils attendent des eurodéputés qu’ils remplissent leur part du travail rapidement, alors que le Conseil de l'UE a déjà pris position sur le sujet (EUROPE 13665/25).
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a qualifié le vote au PE d’« inacceptable » et prié le Parlement de « reconsidérer sa décision d’hier ».
Dans une lettre qui a circulé mardi 21 octobre et soutenue désormais par 21 États membres, ces derniers appellent à une simplification massive des législations européennes (EUROPE 13736/1 - https://aeur.eu/f/j3d ).
Le président du Conseil européen, António Costa, a invité les Vingt-sept à un sommet européen dédié à la compétitivité le 12 février.
Sécurité économique. Pendant le débat sur la compétitivité, plusieurs dirigeants ont évoqué les tensions commerciales avec la Chine (EUROPE 13735/32). À propos des restrictions sur les terres rares imposées par Pékin, le président français, Emmanuel Macron, a invité la Commission européenne à garantir une approche européenne unie.
Il l'a également appelée à enquêter sur les conséquences de ces mesures, puis à « engager une discussion stratégique, respectueuse, mais exigeante avec la Chine ». Plusieurs de ses homologues ont aussi insisté sur l'importance de maintenir le dialogue ouvert avec Pékin.
Voir les conclusions du Conseil européen : https://aeur.eu/f/j4e (Léa Marchal, avec la rédaction)