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Bulletin Quotidien Europe N° 13737
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Commission europÉenne

Les eurodéputés demandent de faire la lumière sur les soupçons d’espionnage des institutions de l’UE par la Hongrie

Plusieurs eurodéputés ont réclamé, mercredi 22 octobre, la mise en place d'une commission d'enquête du PE pour faire la lumière sur les soupçons d'espionnage des institutions européennes par la Hongrie, à l’époque où l’actuel commissaire, Olivér Várhelyi, dirigeait la représentation permanente de ce pays auprès de l’UE (EUROPE 13733/15).

La Commission européenne a ouvert une enquête interne à la suite d’articles de presse affirmant que le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, aurait fait espionner pendant des années les institutions de l’Union européenne à Bruxelles par le biais d’un réseau d’agents de renseignements - notamment au sein de la représentation permanente de la Hongrie auprès de l’UE, alors dirigée par l’actuel commissaire européen à la Santé.

« Le commissaire Várhelyi aurait dû être suspendu immédiatement, dans l’attente d’une enquête approfondie », a estimé Sophie Wilmès (Renew Europe, belge). Elle a réclamé la création d’une commission d’enquête sur les opérations d’espionnage présumées de la Hongrie.

Cette demande a également été formulée par Terry Reintke (Verts/ALE, allemande), qui a appelé aussi les États membres à agir en suspendant le droit de vote de la Hongrie au Conseil, en application de l’article 7 du traité sur l’Union européenne.

Le groupe La Gauche a demandé la démission d’Olivér Várhelyi.

Juan Fernando López Aguilar (S&D, espagnol) a rappelé que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, disposait d’un outil juridique, dans le traité de l'UE, lui permettant de « contraindre un commissaire à la démission s’il ne se montre pas à la hauteur de sa fonction ». Selon Birgit Sippel (S&D, allemande), il faudra des conséquences claires, y compris « au plus haut niveau de la Commission ».

Pour Zoltán Tarr (PPE, hongrois), « un nouveau scandale du gouvernement sortant d’Orbán jette une nouvelle ombre sur notre pays ».

Le commissaire européen au Budget, Piotr Serafin, a assuré aux députés que la présidente de la Commission « prend cette affaire très au sérieux ». Ces incidents présumés, a-t-il ajouté, « sapent le principe de coopération loyale entre les États membres et les institutions européennes ». Même si les enquêtes ne sont pas encore achevées, « je peux vous garantir que la Commission fera part de ses préoccupations au gouvernement hongrois à tous les niveaux. Nous sommes pleinement déterminés à poursuivre nos efforts pour assurer la sécurité de la Commission », a-t-il conclu. (Lionel Changeur)

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